[Tennis]
L’équipe nationale dans la peau du favori
COUPE DAVISOpposés à l’Ukraine en barrage du groupe I mondial, les hommes du capitaine Gilles Muller partiront avec la faveur des pronostics, ce week-end à la Coque.
Il y a pile un an, l’équipe nationale recevait la Lituanie en tant qu’outsider. Un statut qui ne l’avait pas empêché de vaincre les Baltes dans une Coque en fusion. Douze mois plus tard, c’est l’Ukraine, privée de son atout numéro un, Vitaliy Sachko (182e joueur mondial), dont la priorité est de se consacrer à sa saison sur le circuit, qui se présente face à la bande de Gilles Muller.
«Le Luxembourg est favori, lançait sans détour, jeudi lors de la traditionnelle conférence de presse, le capitaine ukrainien, Orest Tereshchuk. Chris (Rodesch) est dans une période faste de sa carrière. Il est en très grande forme, en confiance et fort mentalement. C’est un adversaire redoutable. Mais nous avons également un profond respect pour Alex (Knaff), dont le classement actuel ne reflète pas son niveau de jeu.»
Et l’ancien professionnel, qui a salué devant la presse l’attitude de l’Europe envers son pays, d’ajouter : «Nous allons faire de notre mieux pour procurer de belles émotions à notre peuple, le rendre fier.» Ce statut de favori, Gilles Muller, l’assume. Et ce, même si Alex Knaff soulignait très justement que l’Ukraine devance le Grand-Duché au ranking (41 contre 43).
Mais sans l’illustre Sergiy Stakhovsky (ex-31e à l’ATP), qui s’est engagée dans l’armée après sa retraite, en 2022, pour aller au front, et sur une surface dure que la plupart des joueurs sélectionnés par Tereshchuk ne fréquentent que très rarement – ils évoluent davantage sur terre battue –, difficile ne pas donner l’avantage aux locaux, soutenus par une salle comble.
Gérer la pression
«Sur le papier, nous sommes favoris, mais la Coupe Davis est une compétition particulière, souligne Gilles Muller. De part ce statut, nous allons appréhender la rencontre différemment. Il s’agit de l’un des challenges du week-end car forcément, avec les résultats de Chris ces dernières semaines (NDLR : celui qui vient d’atteindre son meilleur classement en carrière, 138e à l’ATP, a remporté coup sur coup deux tournois Challengers au Portugal), les attentes sont plus élevées.»
Et l’ancienne gloire locale de poursuivre : «Je sais que les gens pensent que Chris va gagner ses matches facilement, mais je lui ai dit à plusieurs reprises : cela ne sera pas le cas et ce sera même plus difficile encore. On se prépare au mieux à cela et le plus important pour les joueurs, c’est de rester concentré sans écouter ce qu’il peut se dire en dehors.»
Il n’empêche : avec son numéro un dans la forme de sa vie et son numéro deux capable de se transcender lors de pareil évènement, sans oublier les trois autres larrons de la bande, Aaron Gil Garcia, Louis Van Herck et Raphaël Calzi, qui, à n’en pas douter, élèveront leur niveau de jeu si d’aventure on faisait appel à eux, tous les voyants sont au vert pour l’équipe nationale. Messieurs, faites-nous vibrer.