[Basket]
Le T71 s’en sort de justesse
4e JOURNÉE EN ENOVOS LEAGUEMalgré un très mauvais départ, le T71 s’en est finalement sorti de justesse face à Soleuvre (83-78).
En ouverture de cette quatrième journée de championnat, le T71 reçoit sur son parquet le promu Soleuvre, deux équipes qui ont ouvert leur compteur de victoires le week-end dernier, respectivement face à la Résidence et contre Gréngewald dans un duel de promus.
Les Dudelangeois, qui peuvent de nouveau compter sur l’international Dino Ceman et également sur la recrue US, Dom Sleva, mais qui sont toujours privés de Joe Kalmes, dont on ignore quand ni même s’il reviendra, et d’Ivan Delgado qui n’a joué que quatre minutes cette saison.
En face, Davide Grün retrouve un parquet qu’il connaît bien pour l’avoir foulé pendant deux saisons. Et c’est d’ailleurs lui qui ouvre les hostilités.
Pas de round d’observation, Soleuvre part directement à l’attaque. Quatre scoreurs différents, un missile longue distance de Gilles Weis et voilà les visiteurs qui mènent 5-15 après sept minutes de jeu. En face, le T71 est à la peine et malgré une meilleure fin de premier quart, les locaux terminent ces dix premières minutes avec un triste 1/9 à trois points et seulement 22 % de taux de réussite aux tirs.
Soleuvre attaque le deuxième quart sur les mêmes bases (0-5) avant que Dino Ceman n’inscrive ses deux premiers lancers francs après près de deux minutes de jeu. Très agressifs et surtout bien organisé en défense avec un pressing constant sur le porteur du ballon, les coéquipiers de Gilles Weis réussissent en quinze minutes de jeu à prendre une belle avance (22-40).
Et surtout, ils ne laissent aucun tir facile à leur adversaire. Il faut souligner aussi au passage l’énorme première mi-temps du capitaine soleuvrois, Gilles Weis, qui atteint la pause avec 15 pts, soit autant que Dom Sleva à Dudelange et 3/4 à trois points.
7 % de réussite de loin (1/14!), le T71 va devoir trouver des solutions. Une telle maladresse ne ressemble pas à une formation qui compte notamment dans ses rangs des gâchettes comme Jimmie Taylor ou Christopher Jack. En il faut également se ressaisir en défense, car les hommes d’Yves Defraigne ont déjà encaissé 49 points en première période.
Sleva termine le boulot
Au retour des vestiaires, les premiers points viennent de Soleuvre, avec deux paniers de Christian Parker.
Mais Dom Sleva, intenable, répond avec trois lancers et un panier pour relancer Dudelange. Seulement, Soleuvre reprend sa marche en avant et conserve son sang-froid alors que le coach dudelangeois doit composer avec les problèmes de fautes de ses intérieurs Finn Reisdorffer et Dom Sleva, avec quatre chacun.
Dudelange revient dans le match en retrouvant son adresse de loin, par Christopher Jack puis Jimmie Taylor à deux reprises. Dino Ceman rajoute trois points pour lancer le dernier acte et voilà qu’en moins de trois minutes de jeu, le T71 a fait tout son retard et renversé la tendance, grâce à un 20-6 dans les cinq dernières minutes du troisième quart.
Enfin lancé, le T71 ne s’arrête plus. Les locaux mettent plus d’intensité et sont devant 77-76 à une minute trente de la fin. La guerre des nerfs est lancée, Dom Sleva remporte son duel dans la raquette et permet aux siens de mener de trois points. Soleuvre revient une dernière fois à un point. Mais Sleva, encore lui, rentre ses deux lancers pour repousser pour de bon le promu, derrière les 26 points de son joueur US.
Le T71 s’en sort mais dans la douleur face à une équipe de Soleuvre qui n’a rien lâché jusqu’au bout.
Alexandre Adam
Surtitre : Ils ont dit
«Il y a encore du travail»
Christopher Jack (capitaine du T71) : «On a manqué d’intensité en première mi-temps et surtout, défensivement, on a laissé trop d’espaces. Il faut aussi dire qu’au niveau de nos tirs, rien ne voulait rentrer, on n’avait pas de réussite durant la première mi-temps et même si en deuxième mi-temps il y a eu du mieux, il y a encore du travail. À la fin, on les maintient à 78 points, ce qui n’est pas mal. Mais c’est vrai qu’il faut qu’on arrive à un rythme où on score plus de points. Quand je vois nos entraînements cela va de mieux en mieux, il faut maintenant qu’on arrive à le reproduire en match. C’est une question de temps.»
Gilles Weis (capitaine de Soleuvre) : «On peut être fiers de la prestation qu’on fait sur ces quatre premiers matchs de la saison. On a affronté de grosses équipes qui sont au plus haut niveau depuis des années et on est parvenus comme ce soir à faire de grosses prestations. Après, ce n’est pas toujours facile de digérer ce genre de défaite, mais je pense qu’on peut construire sur notre match de ce soir. Personnellement, je prends énormément de plaisir avec l’équipe, j’ai retrouvé mon vrai niveau et je me donnerai à fond jusqu’au bout de la saison.»