[Football]

Kadamani : «Je suis jeune, il faut faire attention»

[SÉLECTION NATIONALE] La nouvelle petite pépite des Rout Léiwen en interview pour la première fois.

Publié Modifié
Kadamani... défend aussi.
Kadamani... défend aussi.

La fédération, par la voix de son chef de presse, Marc Diederich, a «vendu» l’interview comme un «cadeau», sachant que le joueur de 17 ans n’était pas opposé à l’idée de s’exprimer. «On savait que vous vouliez tous le voir, donc…» Donc Hamza Kadamani, joueur pas encore majeur du FC Metz, aura donné sa première interview confortablement enfoncé dans un des fauteuils de l’hôtel Leweck mais avec l’air quand même d’être aux aguets.

Metz vous préserve des médias, la FLF vous autorise à les voir. C’est difficile de s’exprimer, quand on est un très jeune footballeur?

Hamza Kadamani : C’est juste que je suis encore jeune et qu’il faut faire attention.

Ça peut dire des bêtises, un joueur de 17 ans?

Pas forcément des bêtises parce que ça, ça dépend des joueurs. Je pense que le club fait bien de préserver ses jeunes, parce qu’ils veulent qu’ils aient un bon avenir.

Tout va très vite pour vous, c’est vrai… D’où vient-elle cette réussite fulgurante?

Je suis allé à Metz parce qu’on y a vu mon potentiel, comme à Mondercange. Être aujourd’hui dans ce groupe avec Enzo (Dos Santos), cela montre le travail qu’on a fait et à quel point la fédération, aussi, travaille bien. Et je sais que d’autres vont arriver très bientôt. En tout cas, je suis fier de vivre ça avec mon pote.

Qui vous aide à garder les pieds sur terre, dans cette période où tout se bouscule?

Tout le monde! La famille, les coaches et… moi-même. Je suis quelqu’un qui travaille, qui fais tout pour s’améliorer. Je travaille sans relâche et sans me plaindre parce qu’à 17 ans, j’ai encore beaucoup de temps devant moi. Et je me dis que garder les pieds sur terre m’amènera plus loin qu’avoir la grosse tête.

Ça ne donne pas un peu envie de s’auto-féliciter, d’être en Ligue 2 à seulement 17 ans?

C’est une immense fierté. Je me sens récompensé pour tout mon travail et mes sacrifices.

Que vous apporte Luc Holtz, depuis qu’il a repris l’équipe messine?

Il me donne des astuces pour devenir meilleur. Quand je fais quelque chose de mal, il me le dit et j’aime bien entendre quand il y a quelque chose que je ne fais pas bien. Je lui suis même reconnaissant.

Chez les jeunes, je n’aimais pas défendre

Quels sont vos axes de travail?

Des choses qui ne se remarquent pas encore. Pas des grands trucs mais des détails. Et si tu arrives à les effacer, c’est là que tu franchis des étapes très rapidement.

On vous voit beaucoup travailler défensivement à Metz : faire ce boulot, c’est aussi ça, ne pas avoir la grosse tête?

Je dois avouer qu’en catégories jeunes, je n’aimais pas défendre. Mais plus je progresse chez les… plus vieux, plus je me donne cette peine parce que je veux toujours avoir le ballon. Et pour l’avoir, il faut bien défendre. Et comme je ferais tout pour avoir le ballon… Ce n’est pas simple de l’avoir alors, donc, je dois défendre.

Un garçon qui connaît sa première titularisation avec le FC Metz à tout juste 17 ans, il a le droit de se dire qu’il peut avoir aussi une titularisation au moins, sur cette série des quatre matches de Nations League qui arrivent?

(Il sourit) Je donnerai tout pour avoir ma chance, au coach de faire ses choix.

Et faire de la stat, vous en rêvez?

C’est bien de vouloir marquer ou faire marquer. Je pars du principe que c’est pour ça qu’il faut tout donner : quand tu effectues les courses, ta chance arrive forcément à un moment.

Vous savez déjà comment vous célébreriez un but?

(Il sourit de nouveau) On verra ça sur le terrain, je n’ai rien de préparé.

Le terrain de Plovdiv, c’est une inquiétude?

Il y a deux ans, en Bulgarie (0-0, en octobre 2024), sur le même terrain du Plovdiv Stadium, le Luxembourg avait rendu une copie de chiffonnier. Luc Holtz avait décrit ce terrain comme le pire champ de patates sur lequel il ait jamais évolué, et 24 mois plus tard, ses anciens joueurs en parlent encore à Jeff Strasser.

Ce dernier a donc regardé une rencontre du club local pour voir quelques adversaires mais aussi s’enquérir de l’état de ce terrain qui lui avait «l’air de ne pas être mauvais», cette fois. «En tout cas, il ne m’a pas fait mauvaise impression.» Bonne nouvelle, car les Rout Léiwen visent potentiellement la possession et que cela leur ferait du bien de pouvoir conserver le ballon et en faire quelque chose de concret.

«Mais, confie Leandro Barreiro, je me rappelle à l’époque d’un match très agressif, avec beaucoup de fautes.» Visiblement, le souvenir n’est pas extraordinaire. Il faut vite en fabriquer de nouveaux sur une pelouse enfin en état de jouer au foot.

Powered by Labrador CMS