[Football]

Kadamani, Dardari, c’est (encore) un grand oui

[NATIONS LEAGUE] Première titularisation pour le Messin de 17 ans, jolie démonstration pour l’ailier qui ne joue que trop peu à Essen : trois mois après leur perf contre l’Albanie, ils continuent de marquer les esprits.

Publié Modifié
Dardari, déjà un maître de l'élimination.
Dardari, déjà un maître de l'élimination.

La FLF a ouvert une porte mardi soir dernier, dans l’intimité de Lipperscheid, permettant à la presse d’interroger Hamza Kadamani, tout juste 17 ans, pour dix petites minutes.

Jeff Strasser, avec un immense sourire, l’a déjà refermée au nez de tout le monde après la première titularisation internationale très convaincante de sa nouvelle petite pépite : «Il est très jeune et j’espère que vous le laisserez tranquille ces prochains jours. En fait, c’est moi qui vais gérer ça», a-t-il lancé, rigolard.

Dardari prenait plaisir… à gauche

On ne sait pas quand Kadamani reparaîtra devant les micros, mais on gardera de sa toute première prise de parole une pensée «à la Johan Cruyff», l’attaquant suggérant que puisqu’il n’y avait qu’un ballon sur le terrain, autant l’avoir dans les pieds. Et que lui était prêt à tout faire pour l’avoir. De fait, c’était une jolie profession de foi : en Bulgarie, les Rout Léiwen ont, dans son sillage, vampirisé le cuir à 53 %. Mais Kadamani, aligné en tant que n° 9, a dû, lui, attendre avant de pouvoir toucher le ballon autrement qu’en remise et dos au but.

Car le Messin était titulaire. Et donc en pointe, là où l’on attendait Sinani, finalement aligné un cran plus bas.

Le boulot a été fait. Quelques pertes de balle bien logiques eu égard à son âge, mais des tentatives incessantes, sans jamais se décourager, pour servir de point d’appui dans un premier temps. Puis avec plus de champ devant lui quand il a glissé à gauche, intervertissant avec Dardari, dans une inspiration tactique du staff.

«Cela a été demandé d’un coup, lâche Dardari. Le coach m’a dit de changer avec Hamza et de faire des appels dans la profondeur. Et en effet, cela nous a offert plus d’espaces à de nombreuses reprises.»

En ce moment, je tire et ça rentre!

Le joueur d’Essen, tellement bridé en 3e Liga allemande, a aussi confessé que cela lui avait un peu coûté, personnellement, tant il s’éclatait et faisait mal sur son aile, à ce moment précis. Là, pendant une grosse demi-heure, ses dribbles ont mis Turitsov à l’agonie, le latéral du Dinamo Batoumi ne parvenant pas à contrarier le jeu de provocation constante de Dardari. Pas même avec le soutien d’un coéquipier. A-t-il pris du plaisir sur la pelouse? «Oui… tant que j’étais à gauche, admet le petit n° 7. J’avais mes « un contre un ». Si j’avais pu y jouer 80 minutes, je leur aurais causé encore plus de problèmes.»

Thill a fêté ses dix ans

«Sacrifié» (même si c’est un bien grand mot) pour le bien commun, Dardari a vu son sélectionneur l’englober, en une phrase, dans la belle performance offensive collective : «On avait conçu un plan de jeu qui a bien fonctionné. On avait la possession, ce qui nous a permis de trouver des décalages. Oui, on a trouvé les espaces qu’on voulait trouver. C’est ce que je retiens».

On retiendra aussi qu’au-delà de ce qu’ont montré Hamza Kadamani, tout juste 17 ans et Aiman Dardari, 21 ans, c’est encore une fois Vincent Thill qui a fait la différence.

La semaine où l’on fêtait les dix ans de son premier match en pro avec le FC Metz, celui qui avait fait de lui le plus jeune joueur né en 2000 a joué dans un des cinq grands championnats européens, l’ailier droit a mis son troisième but consécutif en Nations League. Il avait déjà frappé lors de chacun des matches de barrage contre Malte, mais il le vit avec détachement : «En ce moment, je tire et ça rentre! Mais il faut être en confiance pour être adroit et Jeff m’a donné beaucoup de confiance depuis le début». Au tour des petits jeunes, très bientôt?

Powered by Labrador CMS