[Football]

Jérémy Deichelbohrer : «J’espère qu’aucun de mes joueurs ne regarde des matches à 3 h du matin»

[MONDIAL-2026] Chaque jour, suivez la compétition avec un coach de DN (ou un arbitre). Aujourd’hui :Jérémy Deichelbohrer,entraîneur de Strassen.

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«En fait, pour l’instant, je me rends compte que je n’ai regardé… qu’une mi-temps d’un seul match. Au moins, je l’ai un peu choisi celui-là : Pays-Bas – Japon. Parce que les Néerlandais, même s’ils sont dans un creux générationnel, c’est toujours intéressant, mais je l’ai fait surtout pour le Japon, car j’aime beaucoup leur mentalité.

Celui-là était à 22 h et ça passe encore bien, mais celui de 3 h du matin, inutile de me le proposer! Rien que le Brésil – Maroc, qui était à minuit, je l’avais coché, mais je ne l’ai regardé que d’un œil parce que j’étais occupé sur un dossier complexe pour le club.

Je me rappelle que le tout premier Mondial que j’ai regardé, étant enfant, c’était justement le Mondial-1994 aux États-Unis (NDLR : il avait 8 ans). C’était déjà incroyable au niveau des horaires, mais c’était génial. Mais là, avec cette surabondance de matches… Si c’est pour regarder Haïti – Curaçao… En fait, non, ce n’est pas vrai. Je pourrais me coucher tard ou me lever tôt pour n’importe quel match. Mais ce début de Mondial correspond pile-poil à notre reprise. On a beaucoup de boulot et je passe tout mon temps à visionner les matches… des joueurs qu’on voudrait recruter! Mais je sais déjà que dans une semaine, quand ce sera bouclé, je regarderai presque toutes les rencontres de ce Mondial!

Cela ne fait pas mal au cœur, parce que ces concessions, on les fait par sacrifice pour un métier qu’on aime. Le Mondial, c’est le graal, mais comme il y a 48 équipes et le temps, cette saison, il est préférable de se concentrer sur notre boulot en club. Et pas question de déprogrammer ou reprogrammer, ou déplacer la moindre séance. Ne serait-ce que parce que les charges de travail sont strictement calculées. Et aussi que si on décale pour terminer plus tard une séance, la récupération est plus dure.

Donc, non, on ne s’arrange pas. Par contre, dans les clubs, on peut essayer d’en faire des moments de cohésion. Dans le vestiaire, on ne peut pas passer à côté : les joueurs n’arrêtent pas d’en parler. Mais j’espère qu’aucun d’entre eux ne s’amuse à regarder des matches à 3 h du matin, parce que celui-là risque d’avoir de gros soucis de récupération.

Par contre, je sais déjà, après Pays-Bas – Japon, que quelque chose va beaucoup m’énerver, ce sont ces pauses fraîcheur. On fait un sport d’intensité. Alors ces coupures pour passer de la pub… Où est-ce qu’on va s’arrêter?»

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