[Le portrait]

Jennifer Zuk, une vie rythmée par le sport

Férue de sport, l’arrière de Käerjeng, qui s’est récemment découvert une passion pour le triathlon, jongle entre le handball et cette discipline.

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À raison d'une dizaine d'entraînements, tous sports confondus, Jennifer Zuk a des semaines bien chargées.
À raison d'une dizaine d'entraînements, tous sports confondus, Jennifer Zuk a des semaines bien chargées.

Au sortir d’une visite au magasin Canyon, boutique spécialisée dans les vélos à Coblence, le rendez-vous est pris. C’est que Jennifer Zuk pense à changer de monture pour ses prochains triathlons, discipline faisant désormais partie intégrante de sa vie depuis près de trois ans, en plus du fitness. Et évidemment, du handball qu’elle a commencé un peu avant l’adolescence.

Pourtant, rien ne la prédestinait à se tourner vers le sport à la petite balle collante. Mais à l’âge de onze ans, elle se rend avec sa classe à la Coque pour participer à l’action de promotion sportive Wibbel an Dribbel. L’histoire débute. Si elle pratique la gymnastique rythmique depuis toute petite, la native de Dudelange effectue alors ses premiers dribbles, ses premiers tirs et ses premières passes.

Très vite, une encadrante remarque ses qualités. Dans la foulée, la fillette reçoit une lettre de la fédération la conviant à un tournoi regroupant de nombreux enfants invités pour davantage découvrir ce sport. Par la suite, Jennifer Zuk rejoint Bettembourg, club de la ville dans laquelle elle réside et dont elle portera les couleurs jusqu’à ses «16-17 ans».

Après quoi, dans l’optique de poursuivre sa progression, la jeune femme décide d’aller voir un peu plus haut. «Le discours de Claude Weinzierl, qui m’a dit que j’étais un diamant qu’il fallait continuer à polir, et la perspective de jouer avec le Roude Léiw m’ont convaincue de rejoindre Bascharage», sourit-elle.

L’arrière joue une saison pour l’équipe créée une dizaine d’années plus tôt afin de permettre aux meilleures Luxembourgeoises d’évoluer dans le championnat allemand avant la disparition de celle-ci, mais «je suis restée à Käerjeng parce que je connaissais tout le monde», se souvient celle qui a poursuivi son ascension jusqu’à devenir un élément incontournable de la «nouvelle» équipe nationale qu’elle fréquente depuis 2017.

En plus du hand, Jennifer Zuk s’est lancée dans le triathlon depuis environ trois ans. «En fait, je cherche toujours à me surpasser, à vraiment aller au bout de moi-même. J’ai cherché quoi faire et, avec mon frère, nous sommes tombés sur un triathlon organisé dans le nord du Luxembourg, celui à Weiswampach», explique-t-elle.

Tous les deux s’inscrivent pour le format olympique (1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied). Et malgré peu d’entraînements dans les jambes, frère et sœur parviennent à franchir la ligne d’arrivée. «On était complètement KO, mais j’ai vraiment pris du plaisir et donc j’ai continué», développe la Bascharageoise.

Au point même de se diriger vers de plus longues distances, à l’image de l’Ironman 70.3 de Remich (1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21,1 km de course à pied) qu’elle découvrait pour la première fois en juillet dernier. «J’étais super fière de moi, confie-t-elle. Je me prépare pour le refaire cette année et aussi pour celui de Knokke, en Belgique.»

Combiner sa préparation avec le hand et son métier d’institutrice à l’école fondamentale – elle exerce à Dudelange «dans une classe très gentille» regroupant 11 enfants, «un vrai luxe», car «normalement c’est plutôt 18» – demande une certaine organisation. «Les entraînements de hand sont toujours les lundis, mercredis et vendredis, plus le match le samedi», précise l’internationale.

Avant d’ajouter : «J’ai un coach qui me fait mon programme. En général, j’essaie d’aller courir trois fois par semaine et je fais du vélo et je nage deux fois. Mon métier me permet d’avoir les mardis et jeudis après-midi de libres, alors j’arrive à m’organiser. Par exemple, certains mardis, je vais à la piscine pour 6 h, puis je vais travailler et l’après-midi, je peux faire du vélo ou autre chose.»

Si elle reconnaît avoir déjà manqué certaines séances (très) matinales parce que, de son propre aveu, «il est parfois difficile de trouver la motivation», Jennifer Zuk ne perd pas de vue ses futures échéances. «J’ai un défi et la discipline, c’est quand même important», tranche la joueuse du HBK. Qui envisage de se tester sur un Ironman plus long, voire, pourquoi pas, de participer un jour au Marathon des Sables.

En bref

Née le 5 novembre 1998 à Dudelange, Jennifer Zuk a grandi dans la commune de Bettembourg où elle a pris sa première licence. Peu avant sa majorité, elle rejoint Bascharage, d’abord pour jouer avec le Roude Léiw, puis avec Käerjeng. À 27 ans, celle qui partage sa vie avec Raphaël Duarte est l’une des joueuses les plus capées de l’équipe nationale qu’elle a commencé à fréquenter en juin 2017, date à laquelle la sélection retrouvait la compétition lors d’un match amical contre la Guinée. En parallèle du hand, la jeune femme, institutrice de profession, s’est lancée depuis près de trois ans dans le triathlon, sur des formats aussi bien courts que plus longs. Toujours dans sa quête du dépassement de soi, elle participera en juillet prochain à l’Ironman 70.3 de Remich pour la deuxième fois, puis enchaînera avec celui de Knokke en septembre.

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