[Athlétisme]
ING Night Marathon : Janssen et Proca brillent sous la pluie
19e ING NIGHT MARATHON LUXEMBOURGLe plus gros évènement sportif du Luxembourg a tenu toutes ses promesses, samedi, réunissant pas moins de 18 000 athlètes.
Vingt ans, ça se fête! Il y a en effet exactement deux décennies s’est déroulée la première édition de ce marathon nocturne dans les rues de Luxembourg. Depuis, les années ont passé, la manifestation a grandi, grandi. Et samedi, c’était donc la 19e édition de cette course pas comme les autres, qui mêle à la fois le sportif, bien sûr, mais également le festif avec des animations à tous les coins de rue pour encourager les très, très nombreux participants.
Ils sont toujours plus nombreux. D’ailleurs, samedi, on a battu tous les records avec 18 000 participants dont 2 800 marathoniens et surtout 11 000 semi-marathoniens. Une telle foule qui a nécessité des aménagements de dernière minute de la part des organisateurs, obligés d’agrandir la largeur de l’arrivée du semi au détriment de celui du marathon afin de pouvoir éviter d’être débordés par l’afflux des adeptes du 21 km.
Une opération finalement bien gérée, qui n’a engendré aucune gêne et n’a pas perturbé le bon déroulement du processus d’arrivée. Et donné lieu à des images impressionnantes.
Des conditions dantesques
Il faut dire que les conditions n’étaient pas faciles. En effet, cinq minutes avant que la meute ne soit lâchée, le vent s’est levé à Luxexpo. De plus en plus fort. Avant que la pluie ne s’abatte sur tout le parcours du marathon, rendant la chaussée forcément plus glissante, notamment du côté du Pfaffentahl, où la boue s’est invitée ou encore dans certains passages en plein centre-ville où il n’était pas évident de rester debout.
Tout cela a donné un superbe spectacle sur le plan sportif. Sur le semi, c’est l’Allemand Simon Bong qui s’impose et juste derrière, on retrouve un visage bien connu, celui de Yonas Kinde : «Après le semi de Thionville, je me sentais bien. À la mi-course, j’ai commencé à ressentir de la fatigue. Mais tous les spectateurs qui m’ont encouragé, les « Allez Yonas » m’ont poussé à aller au bout. C’est vraiment une ambiance impressionnante!»
Sur le semi féminin, victoire de Jenny Gloden qui a expliqué préférer courir dans ces conditions : «Même si cela enlève un peu d’ambiance à certains endroits, je préfère courir quand il fait moins chaud.» La Luxembourgeoise va désormais prendre un peu de repos avant de reprendre le chemin de l’entraînement pour aller chercher son record personnel sur le 10 km.
«C’est un super marathon! J’ai adoré!»
Sur le marathon, victoire du Néerlandais Bart Jansen, en 2 h 28’21 ». Pour lui, dont l’objectif, sur ce premier marathon au Grand-Duché était de courir en moins de 2 h 30′, c’est mission accomplie : «Franchement, c’est ma première participation mais c’est un super marathon, super fun avec beaucoup d’ambiance, j’ai pris énormément de plaisir. J’ai fait pas mal de marathons, mais j’ai adoré et c’est sûr que je remettrai ma victoire de cette année en jeu en revenant l’année prochaine.»
Bart Janssen l’emporte devant le Français Alexandre Mayer, qui courait pour les hôpitaux Robert-Schuman, et l’Italien Ahmed Nassef. Le meilleur Luxembourg est Claude Schmit, qui se classe 12e. Après avoir participé à de multiples semis, il a décidé de s’attaquer à la distance reine, avec succès.
Chez les dames la jeune Tatiana Proca, en grande forme après avoir notamment remporté le DKV-Urban Trail il y a quelques semaines, s’impose après 2 h 59’54 » d’effort. Sacrée prestation de la jeune Moldave, qui habite au Luxembourg depuis six ans et pulvérise au passage de près de 12 minutes le temps de la gagnante de l’an passé. Sur la ligne d’arrivée, après avoir rangé ses écouteurs, elle a tenu à remercier son coach, Rémy Schmitt, et tous les gens qui l’ont soutenue sur le parcours. Elle l’emporte devant l’Allemande Carolin Minas et l’inusable Shefi Xhaferaj, heureuse de son temps et qui confiait à l’arrivée, avec son légendaire sourire, qu’elle allait participer, dès la semaine prochaine à un ultra-trail de 115 km. Quand on vous dit qu’elle est inusable!
Un ING Night Marathon, avec un départ sous la pluie, mais comme chaque année avec un énorme rayon de soleil dans les visages de gens au moment de franchir la ligne d’arrivée.
Alexandre Adam
UNITY RUN
L’ING Night Marathon, en plus d’être une grande fête, donne aussi la possibilité à des groupes de se mobiliser pour différentes activités caritatives. Comme l’a fait, cette année, l’école internationale Gaston-Thorn. Quarante-deux différents élèves, placés à tous les kilomètres du marathon, pour prendre le relais de leur camarade, accompagnés par leur prof de sport et de leur directrice sur la ligne d’arrivée, ont œuvré pendant des semaines avant le marathon pour récolter de l’argent pour l’«Unity Foundation», une association qui œuvre pour le développement de l’éducation dans les pays les plus défavorisés, comme la Namibie et l’Ouganda notamment.
Contente à l’arrivée et entourée de ses élèves, la directrice Jessy Medinger était aussi fière d’expliquer comment ce projet a pris jour et son importance au sein de l’établissement : «Il y a deux ans, on avait déjà fait un partenariat avec l’Unity Foundation et je trouve cela important de montrer à nos élèves qu’il y a des pays défavorisés. Ils se sont tous sentis concernés par la cause et ont organisé des ateliers et récolté de l’argent. Cela montre une super solidarité de nos élèves vers l’extérieur mais aussi au sein de l’établissement scolaire et cela me tient personnellement à cœur.»