[Football]
Ils n’attendaient plus que Guimaraes pour la remontada?
[BGL LIGUE, 11e JOURNÉE] Le retour très probant du capitaine est-il le déclic pour le champion en titre?
C’est presque comme s’il n’était jamais parti! Adriel Guimaraes, capitaine qui ne doute de rien et fait de la statistique à en faire pleurer les défenses (8 buts et 11 passes la saison passée), patron capable de dire, en janvier dernier, qu’il avait négocié les primes de titre ce qui avait fait sourire beaucoup de monde à l’époque, est de retour et cela se voit.
En deux titularisations d’après trêve internationale, maintenant que son épaule ne le fait plus souffrir, on le retrouve. Et on sait désormais quel vide il avait laissé. Un but de vicelard qui surgit dans le dos de la défense après quelques minutes seulement contre le RFCU et deux passes décisives (toutes les deux pour Ferber, avec le contact est déjà renoué très concrètement) face à Hostert la semaine passée, de la belle ouvrage.
Ce n’est pas encore une révolution parce qu’avant même son retour, le champion en titre avait recommencé à marquer beaucoup (et il en est à +17 sur les quatre dernières rencontres de BGL Ligue), mais le Portugais arrive à point nommé pour conforter la dynamique. Être impliqué dans presque 50% des sept derniers buts inscrits par cette attaque qui compose désormais avec Abi Ramzi un cran plus bas, en dit long sur sa volonté de tout casser et de rattraper ce qui lui a été volé cet été : ses premiers matches européens, auxquels il n’a pas pu participer, ce qui avait peut-être coûté à Bissen de passer le tour en Ligue des champions contre Klaksvik.
Il refait déjà ses 11 km par match
Chez David Vandenbroeck, le bouton d’alerte est allumé en rouge foncé dans la section du cerveau qui gère l’instinct de survie. «Même si Ferber et lui avaient eu du mal à développer leur jeu contre nous la saison passée, rappelle le coach bascharageois, il nous avait fait mal (NDLR : une passe décisive au retour)».
Une chance pour Käerjeng : Gianni Ubaldini sort d’une très grosse performance contre le Progrès (1-2) et arrivera avec les sensations qu’il faut pour gêner le latéral droit de Bissen, qui a repris immédiatement son brassard.
«Mais Adriel reprend vite sa forme, se félicite Vitor Pereira. Il a encore besoin d’un petit temps, de trouver de l’intensité, des duels, des touches de balle… Mais il n’y a pas que devant les buts qu’il est important pour nous! Il fait ses 11 kilomètres par match, il gagne des ballons, il ferme des espaces, il en attaque d’autres et en général, son travail défensif est énorme».
Bref, avec lui, Bissen n’est déjà plus le même. C’est l’âme qui lui est revenue. Et Käerjeng, qui va pourtant retrouver la sienne (Thill est sur le retour, lire ci-contre), s’en méfie comme du retour de la peste.