[Football]

Holtz part pour avoir refusé la mise à l’écart de Mutsch

Luc Holtz et le FC Metz se sont séparés lundi, officiellement « d’un commun accord », après moins de deux mois de compétition. Le technicien luxembourgeois s’est opposé au départ de son adjoint Mario Mutsch, jugé clivant en interne. Grégory Proment est le nouvel entraîneur des Grenats.

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Luc Holtz (à g.), a préféré partir que de voir son adjoint Mario Mutsch (à d.) être remercié.
Luc Holtz (à g.), a préféré partir que de voir son adjoint Mario Mutsch (à d.) être remercié.

C’est officiel : Grégory Proment est le nouvel entraîneur du FC Metz. L’annonce est intervenue lundi en milieu d’après-midi, une demi-heure après un premier communiqué – laconique – informant du départ de Luc Holtz et de son adjoint Mario Mutsch.

Depuis son intronisation comme président en 2009, Bernard Serin n’avait jamais activé ce levier aussi tôt dans une saison, encore moins après un début de championnat certes poussif en termes de contenu, mais plutôt correct sur le plan comptable.

Ce changement sur le banc messin n’est pas dû seulement aux résultats sportifs des Grenats, cinquièmes de Ligue 2 et toujours dans la course pour la montée, l’objectif fixé par le club. Il s’explique aussi par d’autres considérations, humaines en partie.

Mario Mutsch, jugé trop clivant

Depuis le début de cette saison, le staff mosellan, composé fin juin, n’affichait pas une immense synergie, notamment entre certaines personnalités déjà en place et le binôme luxembourgeois arrivé cet été. «C’est important pour bien fonctionner dans un staff, qu’on tire dans le même sens. Car si on est perturbé par les egos des uns et des autres, ça aura une répercussion sur le groupe», avait pourtant assuré Luc Holtz lors de sa conférence de presse de reprise, une déclaration empreinte d’ironie aujourd’hui.

La direction du FC Metz avait évidemment conscience de cette scission et elle a pris la décision, ces derniers jours, d’écarter Mario Mutsch, qu’elle jugeait trop clivant et pas forcément à la hauteur de ses missions, notamment celle d’assurer un lien entre le coach et son groupe. Refusant de perdre son bras droit, Luc Holtz a ainsi mis son départ dans la balance, un ultimatum devant lequel le board messin n’a pas plié. «D’un commun accord», la collaboration s’est arrêtée là.

Le Luxembourgeois s’en va donc déjà après moins de deux mois de compétition, sans avoir réussi à imprimer sa patte sur son groupe, pas forcément très réceptif, il faut dire, à ses méthodes et ses consignes.

Yannick Kakoko, lui, reste

Le nul arraché de justesse face à Saint-Étienne (2-2) lui avait accordé un sursis, mais la greffe n’a jamais semblé prendre. «Ce n’est pas facile de mettre ses idées en place quand on arrive comme ça, il y a beaucoup de jeunes joueurs à découvrir. Il fait son travail et aujourd’hui, on est bien placé», défendait (officiellement) le directeur sportif Frédéric Arpinon il y a tout juste une semaine, sans forcément deviner que l’histoire allait se terminer ainsi, quelques jours plus tard.

Yannick Kakoko, l’autre adjoint de Luc Holtz – globalement apprécié, lui, au sein du vestiaire –, conserve ses fonctions et il a eu la responsabilité d’animer l’intérim, en attendant l’arrivée sur place (en fin de semaine) du successeur, l’ex-capitaine emblématique Grégory Proment.

Ce dernier débarque seul en Lorraine, pour des raisons financières principalement. Mais sa volonté d’être épaulé par son ami Laurent Agouazi n’est peut-être pas à exclure pour l’avenir… Si sa première saison sur le banc grenat, qu’il convoitait tant, est à la hauteur des attentes présidentielles.

Angelo Salemi (Le Républicain lorrain)

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