[Football]

Forkel : «Ce n’est pas sur ce penalty qu’on se fait éliminer»

[LIGUE CONFÉRENCE] Le coach mondorfois Martin Forkel impute l’élimination de l’USM, jeudi à Tbilissi (1-1), à l’entame ratée de ses hommes à l’aller, perdu 2-1 avec deux buts précoces des Géorgiens.

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Martin Forkel (à d.) sort à la fois frustré et satisfait de ses débuts européens avec Mondorf.
Martin Forkel (à d.) sort à la fois frustré et satisfait de ses débuts européens avec Mondorf.

Des quatre clubs luxembourgeois engagés dans les premiers tours de Coupe d’Europe, Mondorf était sans doute le moins bien loti. Mais parmi les trois équipes éliminées dès leur entrée en lice (sorti en Ligue des champions, Bissen est reversé en Ligue Conférence), l’USM est aussi celle qui, paradoxalement, est passé le plus près d’aller chercher la qualification pour le 2e tour.

Battus 2-1 à l’aller à Luxembourg par un Dinamo Tbilissi abonné aux campagnes européennes, les équipiers de Dwayn Holter ont arraché la prolongation lors du match retour, jeudi, et ont tenu le nul sur l’ensemble des deux matches jusqu’à la 111e minute… et ce second penalty accordé aux Géorgiens, qui en avaient déjà manqué un en deuxième période. Cette fois, le Dinamo n’a pas laissé passer sa chance mais plus que ce penalty, c’est la mauvaise entame du match aller, sanctionnée par deux buts adverses, que l’entraîneur mondorfois Martin Forkel regrettait vendredi, au lendemain de ce «quasi-exploit».

Comme à l’aller, Mondorf a été bon, jeudi à Tbilissi, mais comme à l’aller, Mondorf n’a pas gagné. Quelle analyse faites-vous de ce match retour?

Martin Forkel : Notre plan à Tbilissi était de rester dans le match le plus longtemps possible, car il était évident qu’ils allaient nous mettre plus de pression qu’à l’aller, mais nous avons tout de même eu une ou deux opportunités en première période. Surtout, après le penalty arrêté par Joao (Machado, 65e), nous sommes restés dans le match jusqu’au bout. Ce qui est dommage, c’est que juste après notre but (Couturier, 87e), nous avons eu la balle de 2-1 (Lopes, 90+1), et une autre occasion de mener au score au début de la prolongation (Lopes, 93e)…

Et puis il y a ce second penalty…

Nous aurions dû faire faute avant. Nous en avons eu deux fois la possibilité. Mais ce n’est pas sur ce penalty (concédé par Holter) que nous sortons. Ce n’est pas jeudi qu’on s’est fait éliminer : c’est sur notre entame de match à l’aller, avec ces deux buts inscrits très vite par le Dinamo, dont un dès le coup d’envoi (2e, 19e), sur des corners.

Quel bilan tirez-vous de cette double confrontation?

Au final, nous avons joué 210 très bonnes minutes contre une bonne équipe, et nous n’avons pris aucun but dans le jeu… Cela s’est joué sur des détails, nous devons gagner en expérience, mais en tant qu’équipe, nous avons été bons. On savait qu’on avait une chance de le faire et sur les deux matches, on a vu que c’était possible. On a fait jeu égal. À présent, nous devons continuer à travailler pour devenir encore meilleurs.

Au bout du compte, les joueurs peuvent être fiers, le staff aussi

Quel est le sentiment qui prédomine après l’élimination?

C’est difficile… Mais on doit apprendre et progresser. On a joué contre une équipe professionnelle, mais on a vu que quand on joue à notre niveau et qu’on respecte notre plan, nous avons beaucoup de possibilités.

Ce que vous avez montré lors de ce premier tour est tout de même prometteur pour la saison de BGL Ligue, non?

Oui, d’autant que nous n’avons que quatre semaines de travail commun. Nous ne sommes pas à 100 %, car c’est impossible après aussi peu de temps, mais nous avons fait de bonnes choses et il y a beaucoup de positif à retenir. Mais ces deux matches ont aussi mis en avant certaines erreurs, certaines lacunes que nous devons vite corriger. Au bout du compte, les joueurs peuvent être fiers, le staff aussi. Dès mardi, nous nous remettrons au travail pour continuer d’avancer en vue de la reprise de la BGL Ligue.

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