[Basket]
Faut-il s’inquiéter pour le Sparta?
APRÈS LA DEMI-FINALE DE COUPELe Sparta n’est plus invaincu. Le Sparta ne gagne plus. Faut-il tirer pour autant le signal d’alarme… cela semble bien trop prématuré.
Déjà, il y a les chiffres. Bertrange est l’équipe de cette première partie de saison. Onze matches de championnat et autant de victoires, un parcours en Coupe qui mène Victor Stein et ses coéquipiers jusqu’aux demi-finales de la Coque, le moins que l’on puisse dire c’est que Bertrange a réussi son début de saison.
Derrière un Jarvis Williams étincelant, revenu à la maison pour vivre avec Bertrange ce qu’il a vécu avec l’Amicale, la formation bertrangeoise a mené grand train. Bien aidée, il est vrai, par un Max Logelin taille patron, capable de faire plier n’importe quelle défense du pays.
Autour de ce duo, un vrai collectif dans lequel chacun apporte ce qu’il peut, ce qu’il doit, qu’il s’agisse de points, de défense, d’un rebond, d’une faute provoquée ou de tout ce qui permet à l’équipe de gagner : «Ce sont les détails qui comptent», se plaît souvent à expliquer le technicien bertrangeois. Qui a également un autre leitmotiv : l’attitude et le fighting spirit.
Invaincu… jusqu’à la dernière journée de 2025
Ce qui n’était que des mots à son arrivée sur le banc bertrangeois, il y a tout juste deux ans, est devenu un véritable mantra. Quel que soit l’adversaire, quelles que soient les conditions, les Bertrangeois ont trouvé les solutions pour qu’au buzzer, ils soient à chaque fois devant au panneau d’affichage.
Et ça a marché. Même s’il y a eu des rencontres plus serrées que d’autres, comme contre le T71 (81-77) ou l’Amicale par exemple (89-83), à la fin, c’est toujours le Sparta qui gagne.
Ça, c’était vrai jusqu’à l’ultime journée de championnat de 2025. Un match de milieu de semaine face à une Arantia revancharde qui venait, elle, de subir sa première défaite après sept victoires de rang. Une équipe de Larochette taillée pour aller chercher quelque chose, avec quatre joueurs étrangers de très haut niveau, qui, elle aussi, réalise une saison XXL.
Et à l’issue d’une rencontre très serrée, la délivrance vient au buzzer d’une prière à trois point signée Michael Carter (82-85).
Le hasard du calendrier fait que la reprise se passe au Deich, contre le champion ettelbruckois qui, de son côté, entend bien effacer sa défaite face au Sparta. Résultat? Une rencontre dominée par les Nordistes (69-61) et notamment Nick Davis, absent du premier match, qui martyrise le Sparta avec un match de mammouth (25 pts, 14 rebonds).
Pas la préparation idéale avant de retrouver l’Arantia. Cette fois dans un contexte complètement différent devant plus de 2 000 personnes au gymnase de la Coque. En jeu? Une place en finale face à… Etzella.
Dimanche, c’est bien le Sparta qui démarre la rencontre sur les chapeaux de roues. Une première mi-temps maîtrisée, une attaque de l’Arantia qui tousse, 14 pts d’avance à la pause, qui deviennent rapidement 19, tout semble aller pour le mieux.
Mais Larochette ne lâche rien. Et, sous l’impulsion de ses Américains, réduit l’écart à seulement huit points à l’entame du dernier quart. Avant d’égaliser à 69 partout à cinq minutes de la fin.
Les deux formations se rendent coup pour coup. Yannick Verbeelen, bien que malade, répond à Kevon Godwin alors que Max Logelin (19 pts, 6 rebonds) doit quitter prématurément ses coéquipiers pour cinq fautes.
Réaction demandée rapidement
Jarvis Williams fera repasser le Sparta devant à 29″ de la fin (78-77). Mais comme lors du match de championnat, le dernier mot sera pour Michael Carter, qui marque le panier décisif à 15″ de la fin. L’ultime tentative de Williams échouera. Et c’est donc l’Arantia qui s’impose.
Troisième défaite de suite pour le Sparta, qui vient de passer un mois sans victoire.
Après, il faut savoir remettre les choses dans leur contexte. Les hommes de Karl Abou Khalil se sont inclinés au Deich, sur le parquet du champion en titre qui, de l’aveu même de son coach Gavin Love, «pratique le meilleur basket du pays». Quant à l’Arantia, elle est actuellement et factuellement la troisième force du basket grand-ducal. Et Bertrange a certes perdu deux fois. Mais à chaque fois, Yannick Verbeelen et ses coéquipiers étaient en mesure de l’emporter.
Ce n’est pas non plus comme s’ils avaient pris une leçon de basket.
La situation est donc moins bonne qu’il y a un mois, c’est indubitable. Mais de là à tirer la sonnette d’alarme, il ne faut peut-être pas aller trop vite en besogne.
Le Sparta est toujours deuxième du championnat, avec le même nombre de points qu’Etzella. Et Bertrange a un calendrier plutôt favorable pour reprendre confiance. Sur le papier en tout cas, le déplacement à Mamer et la réception de Contern sont deux belles opportunités pour reprendre confiance. Avant de se rendre à Lallange pour aller défier Esch et de recevoir Kordall, qui lutte pour la huitième place.
Si d’aventure ça venait à mal se passer, on pourrait peut-être commencer à s’inquiéter – un peu. Mais, pour l’heure, il s’agit juste d’une mauvaise passe. À laquelle le Sparta veut mettre fin le plus rapidement possible.