[Basket]
Etzella, les raisons d’un premier succès
APRÈS LE PREMIER MATCHLes Ettelbruckois ont eu le dernier mot dans cette première confrontation. Retour sur ce qu’il faut retenir de ce match inaugural de la finale.
PAS D’ADRESSE? PAS DE PROBLÈME
Etzella a réussi une performance : remporter un match en tirant à moins de 10 % à longue distance. La meilleure équipe dans le secteur tout au long de la saison fait un horrible 2/21 à trois points. Les leaders habituels que sont «Sticky» Gutenkauf, Adrian Delph ou encore Fritz Gutenkauf compilent à eux trois un terrible 0/15 dans l’exercice.
DOMINATION TOTALE DANS LA PEINTURE
On le sait, le secteur intérieur n’est pas forcément le point fort du Sparta. Etzella, qui peut compter sur des bons baobabs dans le domaine, comme Nick Davis, Eric Zenners et même Billy McDaniel, l’a bien compris. Et a appuyé là où ça fait mal. Nick Davis a été largement servi à l’intérieur, ce qui a permis de compenser la lacune au niveau de l’adresse de loin. Le colosse US sort un match très propre (25 pts à 10/15 et 12 rebonds). Il remporte largement son duel face à Victor Iwuakor (14 pts à 4/10, 8 rebonds), qui a marqué l’essentiel de ses points (10 sur 14) lors du premier quart, remporté par le Sparta (19-23).
Même si le Sparta s’est battu avec ses armes et ne perd la bataille du rebond que de très peu (43-39), le delta est en revanche bien plus impressionnant en comptabilisant le nombre de points inscrits dans la raquette (48-16).
On a notamment vu un Adrian Delph (16 pts) capable d’accélérer quand il semblait le vouloir pour s’enfoncer dans la peinture et marquer près du panier. Vous avez dit domination?
WILLIAMS, SUPERBE SOLISTE UN PEU TROP ESSEULÉ
Avant le début de cette finale, Gavin Love évoquait Jarvis Williams : «Le meilleur joueur du pays» quand il s’agit de un contre un. Et effectivement, l’ancien de l’Amicale, il faut le rappeler, seul de l’effectif bertrangeois (hormis Philippe Arendt) à avoir déjà joué en finale, a été intenable. Et par son jeu de soliste, il a permis au Sparta de n’être jamais très loin. C’est d’ailleurs lui qui donnera une dernière fois l’avantage au Sparta à trois minutes du terme.
S’il peut compter sur un talent au-dessus de la moyenne, il a énormément porté le ballon et en fin de match, on peut lui reprocher quelques actions un peu trop solitaires. Karl Abou Khalil, le coach du Sparta, le reconnaissait d’ailleurs après le match : «Sur la fin de match, ça se joue à des petits détails. On a parfois été trop individualistes. Mais, en même temps, c’est ce jeu qui nous a permis de rester au contact. On doit trouver la bonne balance», confiait le technicien bertrangeois.
MCDANIEL, TOUJOURS AUSSI PRÉCIEUX
Le Sparta était prévenu : «Si Billy marque 20-25 pts, on ne peut pas l’emporter.» Billy, c’est Billy McDaniel.
Et dans ce premier match, alors qu’il file sur ses 42 ans, l’ancien de l’Amicale notamment, a impacté dès son entrée en jeu. Le vétéran, au QI basket hors norme sort un gros match (13 pts à 6/13 aux tirs et 12 rebonds) avec le meilleur +/- de tout le match (+13). En clair, quand il était sur le terrain, son équipe a mis 13 points de plus que le Sparta. Vous avez dit indispensable?
VERBEELEN, SEUL ÉCLAIR DANS LE SUPPORTING CAST
Au Sparta, ils ne sont que trois à avoir atteint ou dépassé la barre des dix points : les deux étrangers et Yannick Verbeelen, artilleur en chef d’une équipe bertrangeoise qui a marqué 13 paniers à trois points (sur 37, 35 %) dont pratiquement la moitié pour l’international luxembourgeois, gêné par des problèmes de fautes. Sur le seul troisième quart, il débute par deux fautes dont une technique et termine par une faute alors qu’il pensait bénéficier de trois lancers francs. Au contraire, c’est «Sticky» Gutenkauf qui a eu trois lancers, deux pour la faute et un en réparation d’une technique pour le banc.
Malgré tout Yannick Verbeelen a été bien seul. L’autre international du Sparta, Max Logelin, MVP de la saison régulière, est passé un peu à côté de son match même s’il a tenté quelques bonnes passes qui ne sont pas toujours arrivées à destination. Il termine avec 9 pts (à 3/12), 7 rebonds, 5 passes et 1 interception mais n’a pas vraiment pesé sur la rencontre.
Alors que le banc ettelbruckois a scoré 16 pts, celui du Sparta n’en a marqué que 9, dont six pour Philippe Arendt et trois pour Lennart Holsten. Bien mais insuffisant.
«STICKY» GUTENKAUF, CLUTCH
Alors qu’il avait vécu une soirée compliquée jusque-là, «Sticky» Gutenkauf a décidé de prendre les choses en main. Alors que Jarvis Williams venait de remettre le Sparta devant d’un point avec trois minutes à jouer, l’ancien triple MVP va se mettre en action. Dans les faits, ça donne 8 de ses 18 points inscrits avec deux actions de grande classe : un tir en déséquilibre au milieu d’une forêt de joueurs et un drive victorieux plein d’autorité. Pour sceller définitivement le sort d’un match long à se dessiner.
Etzella mène 1-0. Rendez-vous mercredi pour la deuxième manche d’une série qui s’annonce passionnante.