[Football]

Est-ce que désormais, le FCD03 joue trop joli?

[BGL LIGUE, 8e JOURNÉE] Resende, agacé qu’on dise qu’il avait une équipe de contres en 2023-2024, trouve aujourd’hui que son équipe ronronne un peu trop. Et ne marque pas assez.

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Dans le sillage de Benedict, le FCD03 aimerait bien commencer à marquer un peu plus.
Dans le sillage de Benedict, le FCD03 aimerait bien commencer à marquer un peu plus.

Differdange a beau avoir fini six matches de championnat sur sept en marquant au moins deux buts, Pedro Resende a du mal à sourire quand on lui parle de son secteur offensif. Le succès 0-2 à Hostert, celui 4-1 contre Käerjeng, et par-dessus tout la dernière levée contre Etzella (1-0) l’ont un peu désespéré quant au réalisme de son équipe : «On fait le plus dur, on crée beaucoup de choses même contre des équipes souvent à dix dans leurs 25 derniers mètres, mais on ne marque pas assez.»

Lui n’a pas vécu le traumatisme de perdre le titre pour deux buts, la saison passée, mais la question du goal-average pourrait se réinviter dans la course au sacre, voire à la deuxième place, qui sera la seule à être européenne. Ce n’est donc déjà pas un détail. Même mi-septembre.

Pourtant, le principal souci du technicien portugais, en premier lieu, n’est pas de fabriquer du but pour le seul plaisir de cartonner ses adversaires et d’œuvrer à construire une belle différence de buts. Mais bien pour se mettre à l’abri et éviter, justement, de perdre les points bêtes qui ont coûté le titre en mai dernier. «Parce que samedi, on a passé 90 minutes à attaquer contre Etzella et ça aurait été bête de perdre un point sur un seul contre ou sur un coup-franc. C’est déjà arrivé 50 000 fois, ça, dans le foot!»

«À l’époque, vous me disiez qu’on jouait le contre»

Le rendement offensif, c’est donc sa «déception» du moment. Parce que le contre-pressing lui va. La capacité à accélérer le jeu aussi, relativement, même s’il a des réminiscences datant de la saison 2023-2024, l’année du premier titre, qui l’avait prodigieusement agacée parce que les médias lui parlaient beaucoup trop à son goût du jeu de transition offensive de son équipe. «À l’époque, vous me disiez qu’on jouait trop en contres. Alors qu’on s’adaptait à la qualité des joueurs à disposition! Or cette saison, on a une équipe faite pour la possession parce qu’on a des gars qui pensent le foot, qui savent faire tourner. Comme Bruninho, Rauch… Mais ça, on doit apprendre à le faire plus vite.»

C’est pour ça qu’il a recruté le Nigérian Jude Sunday. Et qu’il guette le réveil de Boris Mfoumou. Ainsi que le retour d’Artur Abreu. Ou la régularité d’Elijah Benedict. Parce qu’à côté de l’élégance des actions que développe désormais son équipe, il a besoin de garçons capables de créer plus de déséquilibres dans des «un contre un». «Et ça, on ne l’a pas encore.»

Contre Etzella, cette attaque momentanément en berne s’en est remise à une touche vite jouée par Corentin Jean pour une inspiration de virtuose sortie de la patte gauche de Sébastien Thill. Il en faudra beaucoup plus que ça contre le Swift, pire défense de l’élite, dont il va falloir exploiter la naïveté à fond pour plaquer des statistiques tangibles sur un jeu léché.

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