[Football]
Englaro joue son dernier match U21 : «C’est une belle petite mort triste»
[ÉLIMINATOIRES EURO U21] Ivan Englaro, capitaine des U21 double buteur face aux Bleus, samedi, joue son dernier match en catégorie de jeunes, ce mardi soir, à Esch, contre l’Estonie.
Marquer deux fois contre la France, quel effet ça fait?
Ivan Englaro : Un grand plaisir qui n’arrive pas tous les jours. Mais si je suis satisfait individuellement, si cela restera une soirée inoubliable pour moi, on ne peut pas être heureux, collectivement.
René Peters était même assez mécontent, d’ailleurs.
Ah le truc, c’est que maintenant, on cherche à faire des points contre n’importe qui! Alors oui, ce résultat contre la France peut paraître surprenant et on pourrait même le juger satisfaisant parce qu’on aurait très bien pu prendre 5 ou 6-0. Mais le coach, je le comprends. Il a la même exigence qu’avait Mario Mutsch (NDLR : son prédécesseur au poste). Il sait où il a mis les pieds et il sait ce qu’il veut : qu’on aille chercher plus haut. Et sur le dernier match, disons que les Français n’étaient pas fébriles, mais… déstabilisés. Ils ont peut-être eu un excès de confiance, à se dire que quand on mène 2-0 contre le Luxembourg… Et on aurait pu en profiter.
Mon agent m’a dit qu’il allait essayer de profiter à fond de mon doublé en France pour me trouver vite quelque chose dans le monde pro
Est-ce qu’on reçoit beaucoup de coups de fil quand on ressort d’un match international contre une équipe qui pèse plus de 300 millions de valeur marchande, en ayant provoqué une expulsion et inscrit un doublé?
(Il sourit) Pas trop encore. J’espère que j’en aurai. C’est un match qui peut faire la différence! Mais pas encore en ce moment. Mon agent m’a dit qu’il allait essayer de profiter à fond de l’événement pour me trouver vite quelque chose dans le monde pro. Il faut en profiter, surtout que pour le moment, en France, ça réagit.
Quelles sont les conditions qui ont été fixées avec le F91, pour partir?
Les conditions sont très claires : s’il y a une porte de sortie vers l’étranger, je peux partir.
Et les exigences dudelangeoises, pour laisser filer un pilier de son entrejeu?
Ah c’est toujours complexe de partir. Même si là, après la France, quelques portes vont peut-être s’ouvrir.
Ce serait parfait, sur l’avant-dernier match de votre carrière dans les catégories jeunes de la FLF…
C’est vrai que pour moi, c’est la fin d’un chapitre. les meilleures choses ont une fin et à 21 ans, je vais vivre mon dernier match chez les jeunes, avec mes copains. On est huit des années 2004/2005. Plus jamais on ne fera de déplacements ensemble. Je suis triste. Voilà, c’est une belle petite mort triste, avec plein de bons souvenirs quand même. Et ces deux buts en France par-dessus tout.
Ce dernier rassemblement à quatre matches dont trois déplacements, comment l’avez-vous vécu?
Très dur physiquement et mentalement, avec très peu de plages de récupération. Tout s’enchaînait sans arrêt. Avec parfois des voyages de 10, 11, 12 ou 13 heures. Peu de repos. Deux séances par jour. Des fois, en tant que capitaine, il a fallu que j’aille négocier des aménagements, pour qu’on puisse dormir un peu plus longtemps. On aime bien dormir, nous, les joueurs. Mais c’était compliqué. Un jour tu es en Suisse, l’autre en Italie, puis en France, puis aux Féroé…
Ce mardi
19 h : Luxembourg – Estonie
France – Suisse
Îles Féroé – Islande
Classement
1.France 23 (9;+20); 2. Suisse 17 (9;+6); 3. Islande 15 (9;+9); 4. Îles Féroé 12 (9;-7); 5. Luxembourg 7 (9;-12); 6. Estonie 2 (9;-16)