[Football]
En 5 ans à Gasperich, les Rout Léiwen ont déjà attiré 167 150 spectateurs
[SÉLECTION NATIONALE] En ce début d’automne, on fêtait les cinq ans du nouvel écrin de la FLF. Qui a clairement révolutionné l’image des Rout Léiwen et leur potentiel d’attractivité. Le Barthel a été vite enterré.
Déjà 25 matches, dont 15 à plus de 7 000 fans
Une campagne éliminatoire pour le Mondial-2026, une autre pour l’Euro-2024, assortie de bientôt trois Nations League complètes et neuf matches amicaux. Voilà le programme de cinq années de compétitions. On a donc devant nous un échantillon représentatif de ce que peut donner la vie dans cette enceinte ouverte officiellement le 25 septembre 2021. En cinq années, elle a attiré la bagatelle de 167 150 spectateurs, soit une moyenne de 6 685 par match.
Au Barthel, entre septembre 2016 et septembre 2021, hors matches covid, la moyenne, c’était 4 083.
Rien de moins illogique que ce + 2500 : depuis l’inauguration, quinze des vingt-cinq rencontres internationales qui y ont été disputées ont attiré au moins 7 000 spectateurs. L’avantage d’avoir un toit au-dessus de la tête, des transports en commun, un parking, des sièges confortables, de vraies buvettes.
Et l’évolution, en termes d’attractivité, est parfois très palpable : lors de la campagne de Nations League 2018-2020, dans un duel décisif pour la première place contre la Biélorussie d’Aleksandr Hleb, la FLF avait vu débarquer 4 533 personnes au Barthel. Quatre ans plus tard, au stade de Luxembourg cette fois, dans une campagne totalement ratée, face au même adversaire et sans la star d’Arsenal et du Barça en tête d’affiche, ce sont 6 820 spectateurs qui se sont déplacés.
Ainsi, qui aurait cru que dix-huit ans après un Luxembourg – Slovénie joué devant 1 600 personnes en éliminatoires de l’Euro-2008, au Barthel, il y aurait 7 508 personnes au stade, pour un simple amical contre le même adversaire. Ou qu’à un Luxembourg – Îles Féroé disputé devant 713 péquins, réunis à Hesperange, sur les hauteurs du Holleschbierg, en juin 2010, pourrait succéder une affiche similaire devant… 5 325, douze ans plus tard?
En novembre 2021, dans ces colonnes, nous avions mesuré la clameur des nouvelles tribunes à 113 décibels. Un chiffre qui tranchait avec le Barthel, où les sons s’envolaient pour conférer une chaleureuse ambiance de cimetière par grand vent. Le seuil de douleur auditive étant fixé à 120, pas étonnant que l’acoustique, aussi, séduise sans déranger. On y reviendrait, encore et encore.