[Cyclo-cross]
Deux bonnes raisons de briller
Pour les militaires présents ce samedi à Diekirch, les titres mondiaux seront décernés à l’issue de l’épreuve classique régionale.
Ce n’est pas la première fois que le Luxembourg accueille, en marge d’une épreuve dite régionale, un championnat du monde militaire de cyclo-cross. Cette fois, le cadre de la caserne au Herrenberg à Diekirch est l’endroit idéal.
Il s’agira de la troisième édition déjà. Il y aura donc deux courses en une. La course régionale traditionnelle dont les deux premières éditions ont été un grand succès populaire et sportif (c’est d’ailleurs sur cette épreuve que Christine Majerus avait définitivement tiré sa révérence l’an passé). Et le championnat du monde militaires, donc.
Un championnat du monde militaires de cyclo-cross, qui pourrait d’ailleurs s’intituler championnat d’Europe puisqu’on retrouvera au départ de la course élite par ordre décroissant six Allemands, quatre Néerlandais, quatre Français, trois luxembourgeois, deux Slovènes, un Belge et un Albanais. Deux raisons de prêter attention à l’évènement.
«On travaille main dans la main avec l’armée, assure Sebastian Einsle, secrétaire et directeur technique du club CT Toproad Roeserbann. Mais c’est bien l’armée qui organise l’évènement. On apporte la licence nécessaire. Les militaires s’occupent de tout.»
Dany Papi, le père de Lennox (qui sera un client pour la course élite/espoirs), assure une parfaite transition puisqu’il est coureur au CT Toproad Roeserbann (chez les masters) et adjudant-chef à l’armée.
Voilà pour le décor. Pour ce qui est des courses, elles ne vont pas manquer de piment. Tout d’abord parce que Loïc Bettendorff (24 ans), deuxième de la première édition en 2023 (derrière Mats Wenzel) et lauréat l’an passé, aura une belle occasion de faire d’une pierre deux coups.
Remporter le cross régional et devenir champion du monde militaires, ce qui n’est pas rien lorsqu’on porte l’uniforme. «Je n’ai jamais disputé le championnat du monde militaires. Si je gagne, ce sera un titre… Je suis militaire et c’est un cross un peu différent des autres, que j’apprécie», confirme le champion national qui ouvre ce samedi une saison copieuse avec pas moins de 15 courses s’il dispute les championnats du monde, le 1er février à Hulst.
De nombreux outsiders
Il sera favori pour le titre mondial militaires, mais il devra se méfier du Belge Elio Clarysse vainqueur en début de saison de l’Urban Cross Night à Reckange-sur-Mess et souvent placé au Luxembourg (2e à Mondorf). Comme du Français Tom Mainguenaud, professionnel dans l’équipe continentale Nice Métropole la saison prochaine.
Ce coureur de 26 ans a terminé onzième des championnats de France 2024. Pour le reste, on ne trouve pas assez de références pour mieux le situer dans ce domaine du cross.
Et puis il va affronter son habituel coéquipier slovène chez Hrinkow Advarics, le Slovène Jaka Primozic (26 ans), solide routier (5e de la Flèche du Sud 2024, 6e en 2023). «Il m’a dit qu’il venait à Diekirch, mais il n’a jamais disputé de cross. Il n’aura donc aucune ambition», commente Bettendorff.
Dans les trois courses dans lesquelles des titres de champion du monde militaires seront décernés, on va retrouver vingt postulants chez les hommes, neuf chez les femmes et onze chez les masters.
Pour le classement du cross régional, on va retrouver des visages habituels. Comme ceux de Raphaël Kockelmann (Sebmotobikes), Rick Meylender (UC Dippach), Ken Conter (Team Snooze) récent vainqueur à Brouch.
Lennox Papi (CT Toproad), 18 ans, le mieux placé depuis le début de la saison locale, vient juste de remporter son premier succès à Metz (devant Ken Conter). On attend de celui qui avait terminé septième du cross international de Contern qu’il se confronte à Loïc Bettendorff.
Ce sera forcément très intéressant à suivre. Attention enfin au Belge Lars Van Loocke (19 ans), qui comme Lennox Papi, multiplie les sorties internationales. Il avait ainsi terminé 11e à Contern…