[Basket]
Des ténors en danger
PLAY-OFFS (1er TOUR, MATCH RETOUR)Le Sparta et l’Arantia ont réalisé une superbe saison… qui pourrait pourtant prendre fin prématurément dès ce mercredi soir.
Mercredi soir, quatre équipes peuvent être en vacances. Un repos prématuré au vu du parcours de deux d’entre elles : le Sparta et l’Arantia.
À Walferdange, Bertrange sera le dos au mur. Mais Karl Abou Khalil, le coach, a identifié les manques de son équipe, samedi à l’Atert, où Bertrange a subi sa deuxième défaite à domicile de la saison : «J’ai revu quatre ou cinq fois le match. La Résidence a dominé du début à la fin et a mérité de l’emporter, il n’y a pas de questions là-dessus. On a bien vu dès le début qu’ils avaient le bon body language, le bon fighting spirit, ce qui n’a pas été le cas pour nous.»
Il ajoute : «Pendant 35 minutes, on n’avait pas de fighting spirit. Pas de défense. On prend 56 pts en première mi-temps, c’est beaucoup trop.» Maintenant, il tient à retenir du positif : «On perd ce match de 4 pts, mais on aurait dû terminer à 15 pts. Ce qui est bien, c’est que justement on se bat pour revenir tout près. Ça nous donne de la confiance. Ça montre que si on est concentrés, en deux minutes, on a la capacité de retourner un match.»
Ce mercredi soir, c’est donc à Walferdange que le Sparta joue tout simplement sa survie : «La défaite de samedi est derrière nous. On sait que si on perd, ce sont les vacances. Et personne ne veut être en vacances mercredi, ni moi ni les joueurs!»
Karl Abou Khalil se prépare à un véritable combat, qui se gagnera en défense : «Si on limite notre adversaire à moins de 35 pts à chaque mi-temps, même en mettant 70 points, on peut gagner le match.»
Il a d’ailleurs envoyé un message très clair à ses joueurs : «Je leur ai dit que s’ils ne pensaient pas qu’on pouvait se qualifier, ce n’était pas la peine qu’ils viennent à l’entraînement. Mais ils sont tous venus!»
Tous ou presque. En effet, Victor Iwuakor, touché au genou contre le Racing puis face à la Résidence, ne s’entraînera pas d’ici au jour du match.
Le Sparta a parfaitement identifié les deux principaux dangers de l’équipe adverse : «Ils ont deux Américains très forts : le 8 (NDLR : John Slajchert) et le 15 (Brendan Bailey), surtout le 8, qui gère tout. Si tu arrives à les stopper, tu as fait une grosse partie du boulot. Les autres joueurs, avec tout le respect que j’ai pour eux, sont moins dangereux.»
Mercredi, le Sparta partira à la guerre à Walferdange. Où la Résidence a bien l’intention de confirmer sa victoire du match aller. Et de créer ce qu’on peut appeler un upset.
L’Arantia veut éviter l’upset
L’upset, c’est également ce que veut éviter l’Arantia. Larochette, qui fait partie des trois équipes à avoir le meilleur bilan ex æquo de la ligue (18-4), a réalisé une saison tout simplement incroyable. Vainqueurs de la Coupe, les coéquipiers de DJ Wilson ont également enchaîné 10 victoires d’affilée, deuxième meilleure série de la saison.
Mais samedi, à la maison, face à une formation dudelangeoise privée pour longtemps de Joe Kalmes qui s’est fait les croisés, les hommes de Karolis Abramavicius se sont fait surprendre par ceux d’Yves Defraigne avec, notamment un Nelly Stephens énorme (14 pts, 12 rebonds), le tout à… 40 ans!
Le capitaine de l’Arantia n’a que très peu goûté à ce qu’il a vu : «On a joué comme si c’était un match en novembre et pas une rencontre de play-offs. On n’avait pas l’énergie, pas l’esprit d’équipe qu’il fallait. On n’a pas fait les efforts.»
Ce mercredi soir, au Grimler, les joueurs de Larochette n’auront pas le choix : «C’est do or die!» En face, le T71 n’aura rien à perdre. Et réaliserait un véritable exploit en cas de succès, contre une équipe qui vise le doublé.
Ajoutez à cela l’Amicale piégée par le Basket Esch et Kordall qui joue sa survie contre l’ogre ettelbruckois et vous avez quatre affiches passionnantes. À ne rater sous aucun prétexte!
Romain Haas