[Football]

Comme le Brésil, comme l’Espagne… le Portugal en mode mineur

[Mondial-2026] Les formations africaines font décidément tout pour faire douter certains des favoris de l’épreuve, surpris par l’organisation et l’impact physique de leurs adversaires.

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Le Portugal n'a pas pu sauter au-dessus de l'obstacle.
Le Portugal n'a pas pu sauter au-dessus de l'obstacle.

Le Portugal a eu beau ouvrir le score très tôt, le Portugal a eu beau s’adjuger 80 % de possession de balle en première période, il est quand même rentré aux vestiaires à égalité, ce qui n’était pas du tout dans ses plans, contre le Congo.

Tout avait commencé dans la perfection avec une spécialité «parisienne» : un coup-franc sur lequel le minuscule Joao Neves, l’Amy Thompson de la Seleçao, en embuscade au deuxième poteau, a réussi à s’élever au-dessus de son adversaire direct pour imposer son 1,74 m pour ouvrir le score (1-0, 6e).

C’est bien parti. Mais le Portugal s’est fait une spécialité, depuis une vingtaine d’années, de rater son premier match du Mondial. Sur ses quatre dernières entrées en matière, il a notamment comptabilisé deux défaites et un nul, une statistique maudite à laquelle il avait tordu le coup en 2022, battant le Ghana (3-2). Une exception qui va confirmer la règle.

Bruno Fernandes, excellent avec Manchester United toute la saison, est plutôt en mode fantomatique. Et le lien avec Cristiano Ronaldo, installé en pointe, ne se fait pas. Le Congo, lentement, se remet d’aplomb. Le ballon tourne, les Portugais l’ont, mais ne se mettent à l’abri de rien et surtout pas d’un retour. Si bien que dans les arrêts de jeu de la première période, l’équipe africaine va s’octroyer deux corners consécutifs. Sur le second, joué à deux, Wissa va surgir, oublié par Bruno Fernandes, pour catapulter sa tête en lucarne et égaliser (1-1, 45+5).

Un but annulé d’un côté, un poteau de l’autre

La Seleçao ne s’attendait pas à ça. À cet adversaire parfaitement organisé, capable de projections.

Dans notre édition d’hier pourtant, Claudio Lombardelli, le coach du F91, l’avait théorisé : il voyait bien le Congo capable de réaliser ce que venait justement de faire le Cap-Vert contre l’Espagne. Avec un premier cité costaud physiquement et le second incapable de mettre plus de rythme pour le déstabiliser. Et voilà qui remet peut-être aussi en perspective la performance de la France contre le Sénégal (3-1), alors que le Brésil a lui-même peiné à exister contre le Maroc…

Toujours est-il qu’au retour des vestiaires, Cancelo, sur un superbe retourné, voit son but annulé pour un hors-jeu (55e). Mais aussi que dans la foulée, Bakambu fracasse le poteau de Costa, alors que Bruno Fernandes, encore, n’est pas exempt de tout reproche sur l’action (57e).

On n’en verra pas plus en deuxième période et le Congo fait un gros coup d’entrée contre un des énormes outsiders de cette Coupe du Monde.

On ne sait pas ce que cela dit de toutes ces nations qui peuvent postuler au titre et qui concèdent des matches nuls, auxquels elles ne s’attendaient pas et qui fragilisent un peu leurs parcours, mais on sait ce que ça dit des équipes africaines : ce Mondial américain, alors que ces sélections se sentent maltraitées par les autorités états-uniennes et leur politique d’immigration qui les prive souvent de supporters, pourrait bien être une formidable plateforme.

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