[Tennis]

Claudine Schaul : «On a les moyens de faire quelque chose»

BILLIE JEAN KING CUPAprès avoir pris leurs marques sur la terre battue de Saint-Marin, les joueuses de Claudine Schaul attaquent les choses sérieuses, à partir de mercredi, dans le groupe III Europe.

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Claudine Schaul, ancienne 41e joueuse mondiale, va vivre sa deuxième expérience en tant que capitaine dans la compétition.
Claudine Schaul, ancienne 41e joueuse mondiale, va vivre sa deuxième expérience en tant que capitaine dans la compétition.

Cette édition se jouera sur terre battue et non pas sur dur, comme l’année dernière en Moldavie. Est-ce que cela fait une grande différence?

Claudine Schaul : Certaines joueuses préfèrent jouer sur dur, mais nous sommes quand même en plein dans la saison de terre battue, et puis elles ont déjà toutes joué sur cette surface, donc il n’y a pas de « vraie » adaptation à faire.

Vos joueuses ont-elles des qualités qui correspondent à cette surface et qui peuvent leur permettre de performer?

Pour certaines, c’est un peu plus naturel, tandis que pour d’autres, cela demande peut-être un peu plus de travail. Par exemple, Marie (Weckerle) a, à la base, plutôt un jeu pour le dur. Mais par son expérience et les tournois qu’elle a disputés, elle a quand même su s’adapter à cette surface. La preuve, elle vient d’atteindre les demi-finales à Merzig grâce à un parcours vraiment solide, ce qui est plutôt bien pour la confiance.

Vous évoquez justement Marie Weckerle. Elle sera de nouveau la locomotive de l’équipe?

Il s’agit de la joueuse qui est en permanence sur le circuit, qui a le meilleur classement et les meilleurs résultats. Derrière, on a aussi Elé (Eléonora Molinaro), qui ne joue plus sur le circuit, mais qui a quand même beaucoup d’expérience. Elle est coach adjointe de son équipe universitaire et même si elle ne peut plus disputer les matches, elle continue de s’entraîner, ce qui lui permet de garder un bon niveau de jeu.

Et ensuite, on a deux jeunes joueuses (NDLR : Leila Fabbri et Onalee Wagner) nées en 2008, qui sont en train de se construire. Elles ont un vrai projet dans le tennis. Onalee a beaucoup joué sur le circuit ITF junior et a récemment commencé sur le circuit pro avec des W15. Elle a même amassé quelques petits points. À Merzig, où elle a obtenu une wild card pour le tableau final, elle a montré de belles choses et a confirmé ses progrès. Mais sur ce genre de tournoi, elle doit encore gagner en constance.

Dans l’ensemble, je pense que c’est un bon mixte. Et tout le monde peut en profiter : les unes des expériences des autres et puis, à l’inverse, les jeunes peuvent impulser un nouvel élan.

Les unes peuvent profiter de l’expériences des autres et les jeunes peuvent impulser un nouvel élan

Comment s’est déroulée la préparation?

C’est un peu compliqué. Eléonora est revenue des États-Unis il n’y a pas si longtemps, Onalee vient de jouer à Merzig, mais avant elle était engagée dans des tournois plus lointains et Leila s’entraîne en France, donc les joueuses sont un peu dispersées dans le monde. Nous n’avons pas pu nous retrouver avant le départ, mais nous échangeons constamment.

Et puis, hormis Leila, qui ne pouvait pas être avec nous l’année dernière parce qu’elle passait son bac, l’équipe se connaît déjà. Il y a une bonne dynamique de groupe, alors je ne me fais pas de souci.

Quel sera l’objectif?

C’est toujours difficile à dire, car une première liste de joueuses est sortie, mais ce n’est pas forcément définitif. Il peut y avoir des changements en dernière minute et cela peut vraiment changer la donne. Beaucoup de pays, un peu comme nous, comptent une joueuse avec un classement WTA et d’autres sans, mais qui jouent tout de même à un bon niveau.

Il faut aussi savoir que le format a changé. Déjà, contrairement à l’année dernière, il y aura deux montées et non plus une seule. Et puis, avant il y avait cinq voire six rencontres sur la semaine. Désormais, il y en aura moins donc cela change pas mal de choses, que ce soit au niveau de la planification de la semaine, du repos et de la récupération.

Mais je pense que si nous avons un bon tirage et que les filles performent chaque jour, on a les moyens de faire quelque chose. Au départ, on y va avec l’objectif d’atteindre le play-off pour monter. Après, je le répète, sur une semaine comme celle-là, beaucoup de choses peuvent se passer. On est conscientes que cela sera très difficile, mais pas impossible.

Le Luxembourg a candidaté pour l’obtention de cette édition, mais Saint-Marin lui a été préféré. Est-ce que l’on peut envisager que la compétition se tienne au Grand-Duché dans un avenir proche?

On aimerait bien. Je pense que l’on va réessayer dans les années à venir. Ce serait une belle occasion pour le tennis féminin luxembourgeois de se produire à la maison. Et puis, notre objectif est aussi d’assurer la relève et cela pourrait donner l’envie à des jeunes filles de se lancer.

LA FORMULE

Treize nations sont réparties dans trois poules de trois et une de quatre. Les quatre premiers de chaque groupe se qualifient pour les barrages de promotion tandis que les deuxièmes et troisièmes s’affrontent dans des barrages de classement – la nation classée quatrième de la poule D ne participe pas aux barrages de classement. Les deux équipes qui remportent leur barrage de promotion accèdent au groupe II Europe/Afrique en 2027.

Groupe A : Andorre, Estonie, Luxembourg

Groupe B : Islande, Kosovo, Moldavie

Groupe C : Irlande, Malte, Saint-Marin

Groupe D : Albanie, Arménie, Azerbaïdjan, Monténégro

Composition de l’équipe nationale : Marie Weckerle (594e à la WTA), Eléonora Molinaro, Leila Fabbri, Onalee Wagner. Capitaine : Claudine Schaul.

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