[C’était mieux avant]
Claire Margue : «Le meilleur souvenir? Le doublé en 2004!»
Alors que Contern retrouve la finale, l’ancienne capitaine de Contern et de la sélection revient sur sa riche carrière.
La joueuse la plus forte contre qui vous ayez joué?
Claire Margue : Au niveau national, je dirais Andrea Haris. Elle était vraiment très forte en attaque. Après, internationalement, c’est plus difficile. Mais point de vue équipe, c’était certainement l’Islande. Elles étaient plus physiques et plus grandes que nous. On a toujours eu du mal contre elles.
La joueuse qui vous a le plus marquée?
Je dirais Claudine Koch. Parce qu’elle était toujours dans l’énergie. Elle s’est toujours battue et ça m’a beaucoup plu. J’étais plus jeune qu’elle et son style m’a vraiment marquée. J’ai eu l’occasion de l’affronter, mais également d’être sa coéquipière en équipe nationale. Elle travaille dans une école, il nous arrive de nous voir encore parfois.
Votre meilleur souvenir?
Je dirais le doublé (en 2004). Parce que c’était dans l’ancien petit hall de Contern, dans une ambiance géniale. Et parce que c’était le seul de ma carrière. On a souvent été proches d’y parvenir, mais on ne l’a fait qu’une seule fois. En plus, c’était contre Walferdange, qui était une très bonne équipe à l’époque. Ce n’était pas facile, mais on y était arrivées! Et c’était parfait, car l’équipe messieurs avait également gagné!
Votre meilleur match?
C’est compliqué, car j’en ai joué beaucoup. Mais je me rappelle un match disputé à la Coque lors d’une finale contre le Basket Esch. J’avais commencé en mettant tout de suite trois paniers à trois points. On avait largement gagné.
Votre plus grande déception?
Les premiers JPEE avec l’équipe nationale. Ça devait être à Malte en 2003. On avait terminé quatrièmes sur quatre, c’était frustrant, car on avait vraiment beaucoup bossé. Je crois que Krisztina Bernath n’avait pas reçu l’autorisation de jouer. On avait perdu nos trois matches.
Votre plus grand exploit?
C’est un tout : je dirais le doublé et aussi les trois victoires d’affilée en Coupe. Et pour l’équipe nationale, la victoire aux JPEE en Andorre (en 2005), puis en Promotion Cup l’année suivante. C’est pour ce genre de résultats qu’on travaille pendant des mois et des mois.
J’avais l’habitude de manger une banane à chaque match. Un jour, Rhona McKenzie s’est assise dessus. Elle était furieuse!
Une anecdote?
Depuis que j’ai commencé le basket, vers 14 ou 15 ans, j’ai pris l’habitude de manger une banane lors de tous mes matches. J’avais souvent des crampes et c’était un bon moyen pour avoir de l’énergie et avoir moins de crampes. Je suis arrivée rapidement en équipe nationale avec des kinés et de bons entraîneurs et c’est la kiné qui m’a conseillé la banane. Quand on conduisait pour aller au match, ça ne plaisait pas trop à ma sœur (NDLR : Tessy), qui déteste les bananes. Et un jour, lors d’un match, notre joueuse pro, Rhona McKenzie, s’est assise sur ma banane. Elle était vraiment furieuse!
Un entraîneur qui a compté pour vous?
Je dirais quand même Hermann Paar. Il avait une nouvelle vision. Avec lui, on a commencé à faire des entraînements individuels de shots, on a fait de la musculation. On est allées plus loin avec lui!
Votre pire blessure?
René Keiser était alors notre entraîneur. Lors d’un match en début de saison à Steinsel, je me suis blessée au pied. Je me suis fait une rupture des ligaments de la syndesmose. J’ai été opérée et j’étais out pour toute la saison. En fin de convalescence, je suis tombée enceinte. Et j’ai décidé de revenir après la naissance de ma grande.
Et l’an passé, je jouais en équipe B et j’ai eu une blessure au genou qui m’a obligée à arrêter définitivement. Ça m’a vraiment énervée, car je n’avais jamais eu de problèmes aux genoux. Ce n’était pas vraiment une belle fin de carrière…
Ne pas avoir changé de club, c’est une immense fierté
Le jour où vous avez décidé d’arrêter?
Quand j’étais enceinte de ma deuxième fille. J’avais 32 ans, avec deux enfants, on a moins de temps. On m’avait proposé de m’entraîner une fois par semaine, mais quand je fais quelque chose, je le fais à fond ou pas du tout. Donc, j’ai décidé de ne plus revenir en équipe première et de jouer chez les dames B.
Votre plus belle fête d’après-match?
On avait l’habitude de fêter nos titres au Henkes avec nos supporters. Il y avait une petite salle des fêtes qu’on réservait pour fêter nos victoires ou nos titres. Il y avait toute l’équipe, les supporters, les familles, l’équipe messieurs. Il y a même un jour où on a fêté avec l’équipe messieurs d’Etzella, qui avait aussi gagné la Coupe.
Votre plus grande fierté?
J’ai eu des propositions de Dudelange ou d’Esch, mais j’ai toujours été fidèle au club. Même maintenant en tant qu’entraîneur. Le fait de n’avoir jamais changé de club et d’avoir été capitaine, ce sont mes deux plus grandes fiertés!
Ses faits d’armes
Claire Margue a joué 18 saisons au Luxembourg à Contern. Elle compte 4 Coupes (2000, 2003, 2004, 2005) et 1 titre de champion (2004). Sur le plan international, elle remporte les JPEE-2005 et la Promotion Cup 2006, à chaque fois en étant la capitaine.