[Football]
Chanceux Mondorf? On va voir ça
[BGL LIGUE, 7e JOURNÉE] Il y en a qui crient déjà à la réussite insolente pour l’USM, avant l’immense choc contre Strassen. En ce moment, c’est LE test ultime.
«L’opinion des gens, nous, on s’en fout!» Confronté aux premières petites traces de jalousie qui travaillent le football luxembourgeois à l’évocation du début de saison parfait de Mondorf, Martin Forkel préfère sourire. Et à ceux qui disent que l’USM vit beaucoup de sa réussite, presque autant que de ses mérites, l’entraîneur allemand rappelle que «gagner six fois de suite, ce n’est pas facile, et encore moins avec les adversaires qu’on a rencontrés».
Au nombre des victimes du deuxième de BGL Ligue, le champion en titre bissenois, le champion 2024 et 2025 differdangeois, un F91 plus solide que ne le disent ses résultats, une Jeunesse qui a concassé tout le monde depuis sa défaite contre Mondorf, un Progrès très convaincant… Joli tableau de chasse, pour un chanceux.
Est-il donc bien raisonnable, voire légitime, de chercher à minimiser les mérites de cette équipe juste parce qu’elle a remporté 83,5 % de ses matches avec un seul petit but d’écart?
Deux buts en deux tirs cadrés
Le succès à Bissen, en marquant deux fois en… deux tirs cadrés, pendant que le champion a lui frappé trois fois les montants, explique sans doute un peu le début de défiance dans ce parcours hors norme. Mais depuis quand le réalisme est-il un crime quand il est porté par une équipe compétitive et qui sait être cynique? D’autant qu’au stade Klengbousbierg, déjà privé de Couturier (cheville), c’est à deux blessures de joueurs cadres (Steinmetz et Estrada), survenues en première période, qu’a été confronté l’USM. Nombre d’équipes ne s’en serait pas relevées.
Frapper un coup de plus contre Strassen dans un tel contexte de doute très subjectif qui commence à s’installer, sur la capacité de ce club à poursuivre sur sa lancée, serait un message monumental envoyé au pays. Tant à l’heure actuelle, Strassen impressionne lui sans qu’aucune réserve ne s’élève. Ni sur sa solidité défensive, ni sur la maîtrise de son entrejeu, à peine sur le réalisme de son attaque. Et dire que Valentin Eysseric, qui vient seulement d’arriver et doit encore travailler sur sa forme d’ancien professionnel à 300 matches de Ligue 1, Serie A ou Süper Lig, n’est encore même pas aux affaires.
On ne peut pas résister à tout ça juste avec de la réussite.