[Tennis de table]
C’était mission impossible
CHAMPIONNATS DU MONDE PAR ÉQUIPES, À LONDRESLe parcours des Luxembourgeoises s’est logiquement brutalement arrêté face au Japon (0-3), en huitièmes de finale.
C’est la fin de la belle aventure londonienne pour les pongistes grand-ducales. Quelques heures à peine après avoir dominé de haute lutte le Brésil à l’issue d’un combat qui a duré cinq matches, pour la plupart, tous accrochés, Ni Xia Lian et ses compatriotes étaient de retour à table, dès mercredi matin.
Et cette fois, la mission apparaissait plus que compliquée. En effet, le Brésil était emmené par une joueuse du top 25, mais les deux autres représentantes étaient toutes classées plus ou moins comme la numéro un luxembourgeoise, Sarah De Nutte (WR 110), aux 111e et 112e places mondiales. Avec une Ni Xia Lian qui a dégringolé au classement au-delà de la 400e place, mais qui garde un niveau de jeu qui lui permet largement d’être dans le top 100 virtuel, c’était jouable. Et la performance d’Enisa Sadikovic, qui avait pris le dessus sur une fille classée dans le top 120, avait finalement permis de faire la différence et d’apporter un point qui se révélera précieux. Avant le coup d’éclat de Sarah De Nutte, qui avait bouclé l’affaire en trois manches sèches face à Giulia Takahashi.
Mais ce mercredi matin, la donne était bien différente. Et ce n’était pas une mais bien trois filles toutes dans le top… 15 mondial qu’il fallait affronter.
Sur le papier, les Luxembourgeoises n’avaient tout simplement aucune chance face au Japon, qui avait déroulé face à la Croatie pour se hisser en huitièmes de finale.
Bien sûr, il reste toujours la glorieuse incertitude du sport, mais il fallait plus qu’un tremblement de terre pour espérer voir les joueuses grand-ducales ne serait-ce qu’exister.
Et malheureusement, la matinée allait être on ne peut plus logique. Lors du premier match, Sarah De Nutte était opposée à Miwa Harimoto qui pointe au… cinquième rang mondial! Plus de cent places séparaient les deux joueuses dans la hiérarchie. Si la logique a été respectée, avec une victoire en trois sets (-8, 5, 5), la Luxembourgeoise s’est battue de toutes ses forces, en repoussant plusieurs fois l’échéance contre une des toutes meilleures pongistes au monde. Qui a toutefois dû vraiment s’employer pour repartir avec une victoire en trois manches.
Ni Xia Lian dépassée
Le deuxième match voyait la jeune Enisa Sadikovic être confrontée à la numéro trois nippone, Honoka Hashimoto qui n’est «que» quinzième meilleure joueuse mondiale. Et face à une défense élite, Enisa Sadikovic a donné tout ce qu’elle pouvait, mais commettait irrémédiablement la faute, poussée par la pression de son adversaire. Au final, cette dernière l’emporte en trois manches assez sèches (-3, -2, -5), un résultat, somme toute, logique.
Les derniers espoirs de ne pas être fanny reposaient donc sur Ni Xia Lian. Mais cette fois, il n’y a pas eu de miracle. Et la 497e joueuse mondiale a été littéralement atomisée par une très agressive Hina Hayata, qui ne lui a laissé marquer que… sept petits points (-3, -4, 0).
Au final, le Japon justifie son statut de favori dans ce match et s’impose sans trembler. Pour le Luxembourg, c’est la fin d’une belle aventure qui a permis d’avoir une idée de ce que l’avenir pourrait réserver au ping grand-ducal.