[Football]
Bissen laisse Eddarraj (et Gourari?) filer vers le monde pro
[BGL LIGUE, 4e JOURNÉE] Le récupérateur et potentiellement le portier du champion vont partir vers des D1 à l’étranger. Et ça complique la tâche de Vitor Pereira.
Il y a une semaine, après la défaite cinglante de Bissen contre le Progrès (0-4), le plus gros souci que semblait avoir Vitor Pereira était cette curieuse résurgence d’un problème de maîtrise des nerfs de son groupe, qui a fait un gros retour en force dans le paysage bissenois avec l’expulsion très précoce de Pimentel après la demi-heure de jeu, manquant de coûter sa tête, dans la foulée, à Abi Ramzi.
On imaginait déjà le technicien devoir reprendre son bâton de pèlerin pour faire de la prévention et expliquer à ses gars qu’on ne conserve pas un titre sans un minimum de self-control. Et puis, d’un coup, le coach portugais a eu bien mieux à faire. Et beaucoup plus urgent aussi.
Parce qu’il avait déjà à gérer les blessures longue durée de Guimaraes, Rodrigues et Sani. Il avait encaissé l’arrêt de carrière de Terki. Il commençait à absorber les départs instantanés de trois joueurs, dont deux recrues (Silva, Cramé et Bamona, qui vient justement d’officialiser son arrivée à Mouscron).
Et voilà que cette dernière semaine a été agitée par un transfert d’importance, voire un second à venir, celui de la référence à la récupération, Reda Eddarraj, et peut-être du gardien titulaire Yassine Gourari.
Eddarraj a séduit en Hongrie
À l’heure actuelle, Bissen ne peut ni ne veut encore communiquer sur les destinations avérées ou supposées des deux garçons. Mais Eddarraj s’envole pour la D1 hongroise avec compensation financière (merci le duel contre Györ, en Europa League).
Quant à Gourari, des complications sont survenues dans la matinée de vendredi. Et le transfert, qui ne tenait plus qu’à certains détails, est devenu bancal. Si bien qu’il pourrait autant rester que partir.
D’un point de vue sportif, ces mouvements ne déclenche(raie)nt pas la même somme d’embêtements. Le recrutement de Dupire aux buts fait que le départ de Gourari serait théoriquement amorti sans trop de problèmes.
Le transfert d’Eddarraj, complément idéal d’un Rastoder parti lui aussi cet été, du côté de Strassen, risque de laisser par contre un trou un peu plus béant.
Et c’est désormais une course contre la montre qui s’est enclenchée pour Vitor Pereira et son directeur sportif, Vincent Thalamot.
Parce que l’entrejeu est désormais singulièrement dépeuplé et que face à Walferdange, par exemple, il va falloir donner dans l’improvisation, même si face à la Jeunesse, Veiga a donné des garanties dans l’entrejeu.
Tant mieux : Eddarraj sera dans l’avion, Pimentel suspendu, Sani à l’infirmerie et Castanheira encore à court de rythme. À propos de son récupérateur portugais de 34 ans, Pereira est d’ailleurs un peu fataliste : «Il aurait bien besoin d’encore une ou deux semaines, mais il va falloir qu’il serre les dents.»
Même constat pour la cellule recrutement de Bissen, qui a dix jours pour redensifier le milieu et réoutiller un peu l’attaque, puisque cinq joueurs ont quitté le navire en deux semaines. «Il nous faut deux ou trois gars minimum, assume Pereira. J’ai mal à la tête. Il faut construire les séances en même temps que « scouter ». Et ce n’est pas facile parce que le timing est très court, qu’il y a moins de joueurs disponibles et moins de profils aussi…»