[Football]
Bissaka, le TGV qui court à 36 km/h
[BGL LIGUE, 3e JOURNÉE] Le RFCU s’est acheté cet été un Cap-Verdien dont la pointe de vitesse sensationnelle pourrait faire de gros dégâts en DN, sur son flanc droit.
Alors lui, c’est comme un TGV qui arrive lancé! Et physique en plus de ça! Le gars, c’est un arbre!» David Vandenbroeck et son Käerjeng n’ont eu droit qu’à 25 minutes de Marcelo Lima da Cruz dit Bissaka sur le terrain, en ouverture de la saison, mais ils s’en souviennent presque autant que du triplé de Dominik Stolz.
Rien d’étonnant à ça, puisque son coach, Stéphane Masala, est lui capable de mettre un chiffre sur la sensation éprouvée par ses adversaires directs : «Il est passé par l’athlétisme, avant. C’est pour ça, cette technique de course si particulière avec des montées de genou très haut. Il monte jusqu’à 36 kilomètres/heure. Ce n’est pas tous les joueurs qui peuvent faire ça».
«Terminer les actions dans son secteur»
Les points de référence existent. Kylian Mbappé a été flashé à 37,6 km/h durant le Mondial. Et 36 km/h, c’est la vitesse de pointe de joueurs comme Achraf Hakimi, Ousmane Dembélé, Alphonso Davies ou Karim Adeyemi. Des garçons qui peuvent faire des différences majeures sur un terrain juste en allongeant un peu la foulée.
Au fil de 45 minutes contre Etzella, ponctuées d’un but, Josef Cinar aussi a eu le temps de se rendre compte de l’ampleur du problème qui va se poser aux défenseurs gauche du pays cette saison : «Ah ça, pour sûr, il est athlétique et il offre au RFCU une autre façon de jouer parce qu’il court beaucoup dans les deux directions. Et il a une grosse vitesse de pointe. Pourtant, on les a bien contrôlés! Mais sur cette action du but, on n’a pas pu le gêner. Et maintenant, on sait que si on lui laisse trop d’espaces, impossible de l’arrêter».
Oui parce qu’en plus, le Cap-Verdien de 25 ans est décrit comme très adroit techniquement. Au point de devenir une arme majeure de cette attaque qui n’a pas encore remplacé numériquement Qevani et attend encore que Konaté, dans l’axe, puisse monter en puissance?
Masala ne cache rien. Il sait que quand on possède ce genre de profil, on l’exploite. À fond, même. «Il faut mettre des choses spéciales en place, préparer les actions d’une certaine façon pour les terminer dans son secteur, le chercher dans l’espace et pas dans les pieds. Cela nécessite de créer des connexions spécifiques, mais cela, Dominik Stolz semble l’avoir déjà bien compris!»
L’Allemand a en effet distillé un amour de passe à Bissaka, à la 86e minute, face à Etzella (0-1), pour faire basculer la rencontre. Gageons que ce ne sera pas la dernière fois cette saison que le Racing monte dans le train pour arriver à bon port.