[Cyclisme]
Arno Wallenborn ne lâche rien
En remportant dimanche la 4e et dernière étape de l’épreuve allemande Sauerlandrundfahrt, Arno Wallenborn a relancé sa saison de la meilleure des façons.
C’était le temps des grandes premières pour les jeunes coureurs luxembourgeois le week-end dernier à l’international. Flavio Astolfi (lire par ailleurs) avait ouvert le bal vendredi en République tchèque. Nina Berton en Bretagne et Arno Wallenborn sur la Sauerlandrundfahrt ont suivi le mouvement, dimanche.
«La Sauerlandrundfahrt, c’est une nouvelle course en catégorie 2.2 mais c’était une course qui existait auparavant dans le calendrier allemand. J’avais ciblé cette étape et plus particulièrement le classement général. Mais je savais que dimanche à Winterberg, c’était assez dur pour bien me convenir», rapporte Arno Wallenborn.
Le grimpeur luxembourgeois n’avait encore jamais levé les bras dans une telle épreuve. «Mentalement, reconnaît le coureur eschois, ça fait du bien, c’est mon premier succès UCI. Il s’agissait d’une course relevée. La veille de ma victoire, je n’étais pas trop content de ma 3e étape, mais je me suis bien repris. Tactiquement, on n’avait pas été bon. On a rebondi. Cela fait du plaisir. Après les championnats nationaux, j’avais fait une coupure et j’avais eu un peu de mal à reprendre le rythme de la compétition.»
Le voici surtout parfaitement placé avant le Tour de Luxembourg qui sera, à n’en pas douter, l’objectif majeur de sa fin de saison. «La forme revient juste au bon moment pour le Tour de Luxembourg que j’effectuerai avec Lotto Kern Haus, confirme-t-il. C’est la troisième fois que je vais le faire (44e en 2024 et 16e en 2025). C’est toujours un plaisir, on retrouve nos routes d’entraînement, il y a des étapes très difficiles que j’aime bien. Cela donne un peu un avantage d’être à la maison et de connaître les routes presque par cœur.»
Dans tous les cas, il peut se montrer satisfait de sa saison 2026. «Jusqu’ici, analyse-t-il, je n’ai pas performé sur chaque course mais je retiens ma très bonne Flèche du Sud (qu’il a terminée troisième derrière le Belge Matisse Van Kerckhove et son compatriote Mats Wenzel). Avec mon succès dimanche, je montre que je suis constant.»
Il reste confiant malgré le contexte
Son but, du haut de ses 23 ans, reste le même qu’après sa saison dans l’équipe développement de Tudor, quand il s’est engagé dans son équipe continentale Lotto Kern Haus avec ses deux compatriotes Mil Morang et Alexandre Kess. Malgré un contexte actuel difficile puisque depuis plusieurs années, des équipes professionnelles disparaissent ou fusionnent (Arkéa et Intermarché l’an passé, Flanders Baloise et sans doute TotalEnergies à la fin de l’année). «Aujourd’hui, explique-t-il, les succès ne suffisent plus, même si tous les coureurs n’en remportent pas. Personnellement, j’ai des contacts mais on est déjà en septembre, la plupart du marché est terminé. Des portes restent ouvertes, mais la tendance n’est pas bonne. Malheureusement, on n’est pas dans une période où des nouvelles équipes voient le jour. C’est plutôt le contraire qui se passe.»
Dans cette période morose, sa victoire lui donne le moral : «Ce n’est pas comme si je n’avais rien fait de l’année. Je pense que j’ai bien marché et ceci pour la deuxième année de suite. Donc, je ne m’en fais pas, et je reste concentré sur le calendrier car il reste des belles courses et ce n’est qu’à la fin qu’on fera le bilan…»
Il lui restera d’ailleurs encore des courses à son programme après le Tour de Luxembourg. Et avant, puisque dès ce week-end il s’alignera dans une manche de la Bundesliga, le circuit allemand qui reste important pour toutes les équipes continentales allemandes.