[Football]
AG de la FLF : les cinq changements, plus débattus que le CA?
Les clubs du pays seront réunis ce samedi à Wincrange, en AG. Seuls la composition du CA et le vote autour des cinq remplacements peuvent, un peu, électriser la matinée.
Le règne de Paul Philipp va s’étirer sur quatre ans de plus. On le sait depuis que Tun Di Bari, seul autre candidat officieusement déclaré, s’est… officiellement désisté. Un an et demi après le début des affaires, c’est un tour de force : l’ancien international et sélectionneur, déjà en place sur le fauteuil de grand manitou depuis février 2004, ne s’en ira donc, au pire, pas avant octobre 2030.
Suite à sa future sixième réélection (dont deux seulement au terme d’un scrutin avec un opposant), il aura alors chapeauté le football national pendant 26 ans. Seul Gustave Jacquemart, président entre 1921 et 1950, a duré plus longtemps, mais rien n’exclut que le Beggenois prolonge encore l’aventure. Après tout, les médias ont déjà écrit ad nauseam que la pige qui s’achève devrait être la dernière. Mais puisque personne ne s’estime en mesure de se dévouer mieux que Philipp à la cause nationale (et ils sont beaucoup à le formuler comme ça), rien ne dit que cela sera encore le cas dans quatre ans. Philipp aura alors 80 ans.
Cette semaine, dans la longue interview qu’il nous a accordée, l’un de ses plus fidèles bras droits, Nicolas Schockmel, nous assurait qu’«à 70 ans, on n’est pas vieux». Et à 80?
En tout cas, ce dernier se représente pour un poste au conseil d’administration. Avec le départ acté de Tun Mestre, qui libère un fauteuil, il va falloir élire cinq personnes parmi… six candidatures. Se représentent les sortants Carine Nardecchia (Luna Obekorn), Marco Richard (Harlange/Tarchamps), Nicolas Schockmel (Mondorf), Christian Weis (Biwer), mais aussi Corrado Fecchi (Sanem), pas si loin de passer en 2022, ainsi que Fernando Cardoso (Larochette).
Derrière les considérations électives, Wincrange aura aussi droit à un vote dont on peine à mesurer s’il sera une simple formalité ou pas. Les clubs devront en effet se prononcer sur une nouvelle réglementation permettant à toutes les divisions seniors, hommes et femmes confondus, de procéder à cinq changements par rencontre, comme c’est le cas en BGL Ligue actuellement. Entre ceux qui pensent que cela va coûter trop cher et ceux qui n’en auront pas forcément l’utilité (dames et PH), il n’est pas exclu que le débat soit plus tendu que ce qu’on pense, dans les urnes. Et qu’en cas de «non», cela mette un caillou dans la chaussure de ceux qui aimeraient un jour passer à 18 noms sur les feuilles de matches en PH. Rendez-vous dans le nord pour le savoir.