[Football]

À Rosport, Léen se met la pression tout seul

[BGL LIGUE, 7e JOURNÉE] Le coach de Rosport constate que le club est serein malgré des résultats qui restent un peu en berne. Mais cela lui inspire plus de répulsion qu’à ses dirigeants.

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Léen ne veut pas de non-dit entre lui et ses dirigeants du Victoria.
Léen ne veut pas de non-dit entre lui et ses dirigeants du Victoria.

C’est un comble, il y a désormais au Luxembourg des entraîneurs plus royalistes que le roi, qui se piquent de se dire, avant même leurs dirigeants, que ces derniers feraient bien de montrer les dents à leur encontre.

Dean Léen a été, cas extrêmement rare, président avant même de devenir coach, à Mamer. Du coup, confronté à un 4 sur 18 depuis la reprise, il tique. «Oui, je me pose des questions».

C’est même lui qui est allé voir ses dirigeants et donc son président, Guy Reiter. Parce qu’avant d’affronter successivement Käerjeng, Etzella puis le Swift, il a décidé assez logiquement que ce serait parfaitement inexcusable de ne pas faire des points. «Il faut se montrer rationnel : j’ai été à leur place, je ne vais pas commencer à faire de la philosophie. Je ne peux pas mettre le club avant mon cas personnel. Si on ne fait pas assez de points, c’est sûrement moi qui irai vers mes dirigeants plutôt que l’inverse».

Pour le moment, il semblerait que tout soit encore dans les clous. Et que son comité considère que la patience est la moindre des politesses à faire au staff, débarqué avec un nouveau projet de jeu validé par la direction sportive. Seulement, après s’être satisfait d’avoir établi des nouveaux records de buts inscrits sur les bords de la Sûre, Léen voit désormais, depuis la défaite de ce week-end contre Hostert (0-2), le revers de la médaille.

C’est en regardant Baudry, son défenseur central, coûter un but en tentant une remise de la poitrine vers l’arrière qui allait s’avérer fatale, que le sang du coach n’a fait qu’un tour : «D’un coup, on veut trop jouer! On croit qu’on doit tout le temps jouer? Alors que parfois, il faut juste enlever le ballon? Alors non, on ne peut pas tout changer en seulement trois mois. Seulement passer ce cap dans le projet de jeu, c’est bien beau, mais il faut des résultats. Sinon, ça nuit au club. Alors j’ai dit aux dirigeants : « si ça ne va pas, n’ayez surtout pas peur de venir me voir pour discuter. Je comprendrai ».»

Ça sent le bilan avant la trêve internationale. Et cette fois, des deux côtés du bureau.

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