[Natation]

26e Euro Meet : sur des bases solides

Trois finales, dont deux A : la compétition a été bien lancée pour les nageurs luxembourgeois.

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Emma Barthel signe son deuxième meilleur chrono en carrière sur le 400 m 4 nages.
Emma Barthel signe son deuxième meilleur chrono en carrière sur le 400 m 4 nages.

On le sait, chaque année, l’Euro Meet grandit. Et si, cette année, il n’y a pas de superstars connues au-delà du petit monde de la natation, le plateau est tout de même d’une densité immense. Si bien que les nageurs luxembourgeois savaient que, s’ils voulaient avoir une chance de nager l’après-midi, ça passerait forcément par un gros chrono dès le matin… pour ceux qui n’étaient pas engagés dans une finale directe.

Ce privilège était réservé à la seule Emma Barthel, alignée sur le 400 m 4 nages. Celle qui avait récemment battu le record national de la distance, avec un superbe 4’55″85 en décembre dernier, espérait forcément aller plus vite. Elle se «contentera» d’une course bouclée en 4’57″58.

Visiblement un chrono qui ne satisfait pas la jeune fille, qui va s’isoler de longues minutes, prostrée et adossée à une fenêtre, avant que Christophe Audot, l’entraîneur national, n’aille la réconforter : «Je suis allé la voir. Elle était déçue de son temps, mais je lui ai expliqué que c’était son deuxième meilleur temps. Après, c’est une bonne chose d’être exigeant, mais j’ai vu une très bonne course de sa part», confie-t-il quelques instants plus tard chez nos confrères de RTL.

Débuts encourageants pour Barthel

Même si elle est très dure avec elle, il n’en reste pas moins qu’Emma Barthel s’est plutôt très bien débrouillée pour la première course d’un week-end qu’elle espère aussi bon que l’an passé, quand elle avait notamment battu le record national du 200 m brasse, le samedi.

Pour cette nageuse clairement en bonne forme, on a hâte de voir ce que ça va donner, notamment sur cette même distance, samedi.

Emma Barthel, engagée sur la série rapide considérée comme une finale, n’était pas la seule nageuse grand-ducale en finale A. Florian Frippiat était ainsi au rendez-vous, sur le 200 m pap, avec une qualification en neuvième position, en 2’03″56 : «Le matin, c’était très bien. Je voulais nager 2’03 » l’après-midi, mais le faire dès le matin, c’était très encourageant», confie-t-il à l’issue d’une finale où il est allé un peu moins vite. Il se classe en effet huitième en 2’04″06. Un temps qui le satisfait malgré tout : «L’après-midi, c’était plus compliqué. Maintenant, je suis à une demi-seconde de mon temps du matin, c’est pratiquement la même chose.» Et d’ajouter : «Il y avait beaucoup de niveau. Je me suis peut-être employé pour accrocher cette finale A. En tout cas, ça part sur de très bonnes bases. J’ai une seconde d’avance par rapport à l’année dernière.»

On le retrouvera samedi sur le 100 m pap, avant un petit plaisir avec une participation au 100 m nage libre, dimanche : «Il fallait que je trouve une course le dimanche. J’ai envie de voir ce que ça va donner.»

Avant Emma Barthel et Florian Frippiat, on a pu assister à la prestation du troisième Luxembourgeois qualifié pour une finale. On parle de Joao Carneiro, qualifié en 20e et dernière position pour la finale B du 200 m pap. Le détenteur du record national (2’01″32), qualifié en 2’06″59, se classera 6e de sa course en 2’05″31 : «Je voulais nager beaucoup plus vite que le matin. J’aurais aimé un 04, mais c’est plus ou moins le même temps que l’an passé alors que j’ai fait beaucoup moins de pap au premier trimestre. Je suis super content. Réussir à refaire une finale B et terminer 6e, ça montre qu’au fur et à mesure que je nagerai cette course, ça va se passer de mieux en mieux.»

Henx : «Très content!»

Lui n’est pas en finale. Mais pour Julien Henx, ça reste anecdotique. Pour le Mondercangeois, le simple fait de se retrouver sur le plot de départ était déjà une victoire en soi, alors qu’il revient progressivement après un terrible accident de moto qui aurait pu lui coûter la vie à la fin de l’été dernier. Vendredi matin, il était aligné sur une des séries rapides du 50 m pap. Il boucle sa longueur de bassin en 24″93 et se classe 25e sur 159.

Un très bon chrono au vu de sa situation : «Je suis très content. C’est un temps qui reste dans la même seconde que ce que j’avais fait aux Monde. Mentalement, ça fait plaisir. Je ne me suis pas mis de pression, j’ai essayé de profiter de la normalité. Après, j’avais mal au genou, j’ai fait un départ de travers et une arrivée sur la glisse, c’est normal. Il y a quelques dixièmes à prendre. Mais je suis très content, la fédé et le LIHPS aussi. Maintenant on a un point à partir duquel on peut travailler.» On le retrouvera en mars sur le CIJ Meet, où il espère être encore plus rapide.

Christophe Audot a aussi apprécié ce qu’il a vu : «Il nage 24″9 très sérieusement. Il ne dois pas se poser la question de savoir s’il sera aux Europe ou pas. On fera une belle photo à Paris!»

La Danoise Helena Rosendahl Bach a signé le premier record du meeting de l’année.
La Danoise Helena Rosendahl Bach a signé le premier record du meeting de l’année.

À noter que le speaker officiel de la compétition, Jussi Salminen, a enfin pu crier son fameux : «Newwwww Meeeet Record!». Alors qu’aucun record n’était tombé l’an passé, chose rarissime mais qui s’explique notamment parce que les temps commencent à être vraiment très costauds, fin de la disette. Sur le 200 m pap, la Danoise Helena Rosendahl Bach a nagé en 2’08″03, soit mieux que l’ancien record établi par l’Allemande Franziska Hentke (2’08″18 en 2018).

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