Skills Day : une journée spéciale formation continue au Kirchberg
Pour la première fois, Moovijob consacrera toute une journée aux opportunités de formation au Luxembourg, le 20 novembre, lors de son salon de recrutement annuel.
Poids lourd de la recherche d’emploi au Grand-Duché, Moovijob annonce la prochaine édition de son événement dédié au recrutement, la Moovijob Week, du 16 au 20 novembre à l’European Convention Center (ECCL) à Luxembourg.
Cinq jours pour rapprocher candidats et employeurs dans cinq secteurs clés (lire encadré) avec une nouveauté majeure cette année en clôture du salon : le Skills Day, entièrement réservé à la formation continue, à l’évolution des compétences et à la reconversion.
Un format inédit qui suscite l’intérêt, puisqu’une vingtaine d’organismes et centres de formation, parmi lesquels la Chambre des métiers, le CNFPC, le Digital Learning Hub, la House of Training, l’INL ou la Chambre des salariés, ont déjà confirmé leur participation.
«Aujourd’hui, les parcours professionnels évoluent de plus en plus rapidement : l’acquisition de nouvelles compétences devient essentielle tout au long de la carrière», explique-t-on chez Moovijob.
«La digitalisation des métiers, l’évolution des attentes des entreprises et le souhait de se reconvertir ou de se spécialiser imposent la formation comme un enjeu central sur le marché de l’emploi.»
Ouvert aux salariés comme aux patrons
Organisé en collaboration avec l’INFPC (Institut national pour le développement de la formation professionnelle continue), ce premier Skills Day sera l’occasion d’explorer l’étendue de l’offre disponible au Luxembourg ainsi que les aides financières existantes pour concrétiser son projet de formation.
Un nouveau rendez-vous qui se veut ouvert à tous : salariés souhaitant évoluer ou changer de voie, demandeurs d’emploi et chefs d’entreprise engagés dans la montée en compétences de leurs collaborateurs.
Car le rôle de l’employeur se révèle crucial dans ce contexte. Les résultats de la dernière enquête Quality of Work montrent clairement que sans ce soutien via congés ou financement, l’accès à la formation se réduit nettement pour les travailleurs, avec un lien clair établi entre ces freins et leur intention de quitter (ou pas) l’entreprise.
Ainsi, pour plus de 40 % des concernés, le manque d’accompagnement de la part de leur employeur pèse lourd dans l’envie de démissionner, contrairement au manque de temps ou au désintérêt personnel. Si elle veut retenir durablement ses équipes, l’entreprise a donc tout intérêt à investir.
Ce qui, sur le terrain, n’est pas si évident. Le coût – frais d’inscription, recours à un prestataire externe, achat d’équipements – constitue un premier obstacle, surtout pour les petites structures. Le risque de perte de productivité en est un autre, particulièrement dans les secteurs frappés par une pénurie de main-d’œuvre, déjà en sous-effectifs, où la moindre absence se transforme en casse-tête. Sans oublier les lourdeurs administratives qui peuvent décourager.
Tout l’enjeu de ce premier Skills Day sera donc de présenter des pistes de solutions adaptées à la fois aux patrons et aux salariés. Rendez-vous le vendredi 20 novembre, de 10 h 30 à 17 h, à l’ECCL (4, place de l’Europe à Luxembourg), entrée gratuite, inscription en ligne requise.