Dernière Joyeuse Entrée de l’année à Ehnen : la ferveur au rendez-vous
Le Grand-Duc Guillaume et la Grande-Duchesse Stéphanie ont achevé leur série de Joyeuses Entrées de l’année 2026 dans le pittoresque village d’Ehnen.
Le soleil de l’été indien tape sur le chapiteau et les stands aménagés sur les quais de la Moselle. C’est dans ce village de 944 âmes que le couple grand-ducal a décidé de réaliser sa troisième Joyeuse Entrée. Après Esch-sur-Alzette et Troisvierges, les habitants de l’est du pays ont eu le droit, eux aussi, à une rencontre avec le Grand-Duc Guillaume et la Grande-Duchesse Stéphanie. Et pour les quelques centaines de personnes présentes sur place, elles étaient plutôt ravies de pouvoir apercevoir le chef de l’État luxembourgeois et son épouse.
Drapeau luxembourgeois à la main, smartphone prêt à être dégainé, Vera est venue avec sa fille assister à la Joyeuse Entrée à Ehnen. Habitante de ce village de la Moselle, elle a posé son après-midi pour assister à cet événement. «Je voulais participer aux autres Joyeuses Entrées, mais je n’ai pas pu. C’est la première fois que je peux les approcher de près. Je suis très contente», confie-t-elle, tout sourire. Pour cette employée de supermarché d’origine portugaise, ces rencontres restent «essentielles à maintenir pour le pays».
Un peu plus loin, entre deux stands de crémant, Lucillia, pensionnée, accompagne sa petite-fille à la Joyeuse Entrée. Résidente depuis sept ans à Ehnen, elle se réjouit de l’organisation d’une telle fête dans son village. «C’est une très bonne initiative d’organiser cet événement ici. L’ambiance est très sympa. On se croirait presque pendant la fête nationale», explique-t-elle. Mais ce n’est pas la première fois que Lucilia rencontre le couple grand-ducal. «Il y a quelques années, Guillaume avait remis un diplôme à ma fille qui était la meilleure élève du Luxembourg. J’étais très fière», raconte-t-elle.
«J’ai assuré la sécurité du Grand-Duc Henri»
À quelques minutes de l’arrivée du Grand-Duc Guillaume et de la Grande-Duchesse Stéphanie, nous croisons Maurice. Lui et sa femme Irina habitent à quelques kilomètres d’Ehnen. Tous deux se sont rendus par «curiosité» à la Joyeuse Entrée. Un événement que connaît assez bien le Luxembourgeois, car lui-même a déjà participé à des événements similaires. «Je suis policier à la retraite. J’ai assuré plusieurs fois la sécurité et les escortes moto pour le Grand-Duc Henri», confie-t-il.
Depuis l’accession au trône de Guillaume, il y a un an, il explique suivre régulièrement son parcours. «Il fait son travail comme il est prévu dans une monarchie parlementaire. J’ai apprécié son discours à l’ONU. Il s’intéresse aux intérêts du pays mais aussi à ceux du monde.» Pour lui, le chef de l’État a une «image plus moderne». Il cite une vidéo où le Grand-Duc faisait des dérapages en voiture. «C’est positif pour la jeunesse. C’est une image moins stricte, plus proche», ajoute-t-il.
De Bruxelles à la Moselle
Quinze heures précises. Sur le quai d’Ehnen, les badauds commencent à agiter les drapeaux luxembourgeois sur fond d’hymne national. Si la foule est moins nombreuse qu’à la première Joyeuse Entrée, à Esch-sur-Alzette, la ferveur est toujours au rendez-vous. Dès l’arrivée de Guillaume et Stéphanie descendus du bateau Princesse Marie-Astrid, le public, tout sourire, s’empresse de prendre des photos du couple grand-ducal. Aux premières loges, Jill, une Belge grande passionnée des monarchies européennes. Cette habitante de la banlieue bruxelloise a fait plus de 200 kilomètres pour assister à la Joyeuse Entrée. «J’ai pris mon week-end pour venir au Luxembourg», s’enthousiasme-t-elle. Bien qu’elle ait manqué des occasions précédentes en juillet et avril, elle a réussi à être présente pour cet événement. Et son déplacement n’a pas été vain. «J’ai pu échanger quelques mots avec la Grande-Duchesse Stéphanie et lui serrer la main. Je lui ai dit que je venais de Belgique, elle m’a dit : bienvenue», raconte-t-elle.
Après ces rencontres furtives avec le public, le couple grand-ducal a pu échanger et rencontrer les quelques commerçants de la région présents sur place. Parmi eux, Béatrice Warichet. Cette Belge a installé à Wormeldange un élevage d’alpagas. Avec la laine de cet animal, elle fabrique notamment des pelotes et des créations artisanales. Un savoir-faire artisanal insolite qu’elle a présenté au couple grand-ducal à l’occasion de la Joyeuse Entrée. «Ils ont apprécié le concept de projet circulaire. Car l’argent que nous récoltons grâce à la laine de nos alpagas sert à la plantation d’arbres mellifères (NDLR : ces essences végétales qui produisent du nectar, du pollen ou du miellat en quantité).»
Le terroir mosellan luxembourgeois était aussi au cœur de cette Joyeuse Entrée. Mariette Duhr tient une distillerie à Niederdonven. Son entreprise fabrique des eaux-de-vie luxembourgeoises classiques, des liqueurs, du gin et du whisky luxembourgeois. «On est reconnaissants que le couple grand-duc soutienne le terroir de la région, même si le Grand-Duc n’a pas goûté à notre liqueur», sourit-elle.
Après deux heures à découvrir le savoir-faire local de la Moselle, le couple grand-ducal a repris le chemin du retour. Ehnen clôture la dernière Joyeuse Entrée de l’année 2026. Deux autres événements similaires sont prévus l’année prochaine. Le 11 juin, ils se rendront à Mersch et le 9 juillet à Beckerich dans le canton de Redange.