Incendie au collège Rabelais de Metz : deux mineurs de 12 et 13 ans interpellés
C’est une avancée significative dans l’enquête sur l’incendie survenu au collège François-Rabelais de Metz-Sablon, le soir du vendredi 2 octobre : deux adolescents de 12 et 13 ans ont été récemment interpellés. Ils ont même été présentés ce mardi à un juge des enfants. L’aîné a été placé dans un centre éducatif fermé.
Les images étaient glaçantes. Elles renvoyaient au terrible incendie qui avait ravagé la médiathèque Jean-Macé dans le quartier voisin de Borny, lors des émeutes de juin 2023. Fort heureusement, ce soir du vendredi 2 octobre, le feu n’endommageait que partiellement le collège François-Rabelais à Metz-Sablon. Les flammes avaient limité leur œuvre de destruction au préau et à ses sanitaires. Deux véhicules stationnés dans la cour étaient également carbonisés.
Au lendemain de l’incendie, sur place et entouré du président du Département et du recteur d’académie, le maire François Grosdidier n’hésitait pas à qualifier les faits d’«actes criminels» : «Ce sont des pratiques de guérilla urbaine.» Alors que la colère lycéenne venait de se réveiller dans le pays, l’édile n’hésitait pas à établir un rapprochement entre ce sinistre «et les exactions commises par des pseudo-manifestants qui prétendent porter des revendications sociales et qui s’en sont pris également au lycée de Montigny-lès-Metz (NDLR : dans la matinée du vendredi 2 octobre)».
Centre éducatif fermé pour l’un, expertise psychiatrique pour l’autre
Et si ce feu n’avait rien à voir avec le climat social du moment ? D’après nos informations, deux adolescents âgés d’à peine… 12 et 13 ans ont été dernièrement interpellés. Ils sont même passés ce mardi 27 octobre à Metz devant un juge des enfants. Toujours selon nos renseignements, les auteurs présumés ont été placés sous contrôle judiciaire strict. L’aîné a même été placé dans un centre éducatif fermé. «Le mineur de 12 ans, en raison de son jeune âge, fera l’objet d’une expertise psychiatrique pour savoir si, au moment des faits, il était capable de discernement», souffle une source proche de l’enquête.
Les investigations se poursuivent. Pour mémoire, le collège avait pu rouvrir dès le lundi 5 octobre. Une cellule psychologique avait été mise en place et des toilettes de chantier installées dans la cour.
G. I.