Incendie à Bertrange : la quasi-totalité des habitants de retour chez eux

Au lendemain de l’incendie de la résidence à Bertrange, l’expertise autorise ce mercredi le retour de la cinquantaine d’habitants évacués, hormis deux d’entre eux dont les studios sont inhabitables.

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Lors de l'intervention des secours, une cinquantaine de résidents avaient été évacués dans la nuit.
Lors de l'intervention des secours, une cinquantaine de résidents avaient été évacués dans la nuit.

Ce mercredi, la résidence située au 240 rue de Luxembourg à Bertrange porte encore les stigmates de l’incendie survenu dans la nuit de lundi à mardi, entre les balcons brûlés et les murs couverts de suie sur la partie droite de l’immeuble.

Plus de 24 heures après les impressionnantes flammes parties du 7e étage et qui ont atteint les balcons inférieurs, sans faire de blessé, «un expert mandaté par la copropriété est venu afin de constater les dégâts et décider si les gens pouvaient rentrer chez eux», fait savoir le bourgmestre Youri de Smet.

Lors de leur intervention, les secours ont en effet évacué une cinquantaine de résidents, dont une vingtaine a été relogée par la commune sur des lits temporaires installés au sein du centre Atert, puis dans un hôtel à Livange la seconde nuit.

La venue de l’expert ce matin devait permettre de déterminer si les appartements étaient encore habitables et si l’eau et l’électricité pouvaient être remises en marche. Verdict : «Hormis deux appartements, y compris celui d’où est parti le feu, tous les autres logements peuvent être regagnés».

Deux personnes encore relogées

Youri de Smet, qui a constaté les dégâts avec l’expert, précise que «ce sont surtout les balcons qui doivent être remis en état et, à part l’odeur, l’intérieur des appartements est en bon état».

Sur la cinquantaine d’habitants évacués, la quasi-totalité d’entre eux va donc pouvoir regagner son domicile et reprendre le cours de sa vie.

L’incendie aura néanmoins rendu inhabitables deux studios habités par des personnes seules qui, elles, vont être relogées pendant un certain temps au vu de l’étendue des dégâts. «Nous ne savons pas encore dans combien de temps ils pourront revenir chez eux», ajoute l’élu du DP.

«Les deux logements sont dans un état compliqué, surtout celui à l’origine du feu. La personne qui y vivait a tout perdu, c’est très émouvant et difficile de consoler quelqu’un dans ces cas-là».

En guise de soutien, la commune s’engage à fournir «un logement intermédiaire pour la durée d’une semaine» afin que les deux résidents aient le temps de contacter leur assurance et d’être relogés.

Solidarité et soulagement

«Nous allons suivre de près l’évolution de leur situation», promet Youri de Smet. Ce dernier témoigne d’ailleurs d’une vague de solidarité locale envers les deux personnes sinistrées : «Des gens se sont manifestés et m’ont écrit afin de donner un coup de main à ces personnes, il y a même une association locale qui veut les aider, une vraie solidarité se met en place».

Mardi soir, après avoir quitté le centre Atert, des résidents ont dîné ensemble et «nous avons le sentiment que cet événement a soudé les gens».

Le bourgmestre se réjouit surtout qu’il n’y ait que des dégâts matériels à déplorer. «Quand on m’a informé de l’incendie, j’ai eu très peur, car c’est l’une de nos plus grosses résidences dans la commune, donc j’ai craint le pire en raison du nombre d’habitants», confie-t-il.

Grâce à l’intervention rapide de plusieurs centres d’incendie et de secours, «c’était, heureusement, plus de peur que de mal.»

Une enquête policière est en cours afin de déterminer l’origine du «premier incendie d’une telle envergure» à Bertrange.

En attendant, l’élu estime «avoir beaucoup appris de cet événement» avec son équipe communale dont il salue le travail et «les services qui ont bien fonctionné». «C’était une première pour nous, en espérant que ce soit la dernière.»

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