Herserange : le trafiquant livrait de la drogue à trottinette
Arrêté en début de semaine, cet homme de nationalité belge comparaissait devant le tribunal de Val de Briey jeudi 13 août. Le trentenaire était à la tête de son réseau de trafic de drogue depuis trois ans. Déjà condamné en 2021, il n’a, cette fois, pas échappé à la prison.
Lundi 10 août, dès l’aube, les forces de l’ordre se rendent à Herserange pour une perquisition. Leur cible : un homme suspecté de trafic de drogue. À leur arrivée, ils tombent sur l’individu qui sort de sa chambre muni d’un fusil à pompe chargé… de balles en caoutchouc. Malgré l’arme, les policiers le neutralisent. Ils retrouvent 94 g de cannabis, 15 g d’héroïne, 18 g de cocaïne et 2 kg de produits de coupe.
Depuis le début de l’année, les enquêteurs ont suivi les moindres faits et gestes de cet homme âgé de 37 ans après des indications livrées par un informateur. Ils l’ont même placé sur écoute. Grâce à cette surveillance, les forces de l’ordre comprennent ses déplacements. Ce Belge, né au Luxembourg, se fournit tous les trois mois en Belgique et aux Pays-Bas. C’est justement à la suite de l’un de ses voyages, samedi 8 août, que les policiers l’arrêtent.
Déjà condamné
Ce Meurthe-et-Mosellan livrait en trottinette ou à proximité de son domicile depuis 2023 à une quarantaine de personnes, selon les enquêteurs, et à «quatre, cinq» personnes selon le suspect. Il aurait notamment vendu près de 5 kg de drogue en trois ans, ce qui lui aurait permis d’empocher 40 000 euros. «C’était pour payer le loyer», a tenté d’expliquer le prévenu à l’audience, jeudi 13 août, devant le tribunal de Val de Briey.
Il avait pourtant déjà été condamné pour des faits similaires en 2021. Alors qu’il venait de se faire cambrioler, les policiers avaient découvert des plants de cannabis dans son logement. Il avait alors écopé de 12 mois de prison avec sursis probatoire.
Mais cette fois, la sanction est plus lourde. Le tribunal condamne Piu Lam Miu (*) à trois ans de prison avec mandat de dépôt, ainsi qu’à une amende de 5 000 euros, une interdiction de détenir une arme et une obligation de quitter le territoire français pendant cinq ans.
*Identité publiée à partir d’un an de prison ferme.
Thomas Guth
(Le Républicain lorrain)