«La meilleure façon d’apprendre le luxembourgeois, c’est de le parler»
Ce samedi 26 septembre, c’est la journée de la Langue luxembourgeoise. L’occasion de rencontrer l’ASBL Inter-Actions, qui enseigne la langue de Dicks à Dudelange.
Un peu plus de 680 personnes se sont inscrites cette année auprès de la commune de Dudelange et de l’ASBL Inter-Actions, qui dispense des cours de luxembourgeois aux adultes.
«Parmi notre public, il y a différentes catégories de personnes : d’abord les personnes actives qui doivent apprendre la langue dans le cadre de leur emploi, ensuite les primo-arrivants qui ne parlent aucune des trois langues nationales et, enfin, les personnes qui vivent au Luxembourg depuis plusieurs années et ont entrepris des démarches afin d’obtenir la nationalité», explique d’emblée Nancy Colin, organisatrice des cours et formatrice pour l’ASBL Inter-Actions conventionnée avec la Ville de Dudelange.
«Les cours sont dispensés en soirée ou en journée, à raison d’au moins deux séances par semaine. Une troisième séance en ligne est également possible», détaille l’organisatrice, qui ajoute : «Pour apprendre une langue, le plus important est de l’écouter et de la pratiquer en dehors des cours. Même si l’on commet des erreurs, il ne faut pas hésiter à se lancer et à parler.»
Dans ce cadre, des «cafés des langues» sont organisés deux fois par mois, en soirée. «Des habitants de Dudelange, dont le luxembourgeois est la langue maternelle, y rencontrent entre 10 et 15 apprenants et les conversations s’engagent autour d’un verre, de différents sujets ou encore de jeux de société», indique Thomas Steinmann, éducateur au sein de l’ASBL.
«Ces soirées d’échange permettent d’améliorer les connaissances et les compétences linguistiques en dehors des classes traditionnelles, qui rappellent parfois de mauvais souvenirs aux apprenants», poursuit la formatrice.
Créer du lien social
Au-delà du renforcement de l’apprentissage de la langue, ces soirées permettent également de tisser des liens sociaux et de développer le vivre-ensemble interculturel.
Ces dernières années, l’ASBL a constaté une forte augmentation de la demande pour les cours de langue. Près de 40 cours de 50 heures chacun sont ainsi organisés cette année afin d’enseigner le luxembourgeois, avec pour objectif d’atteindre le niveau B1, c’est-à-dire être capable de comprendre l’essentiel d’une conversation, d’exprimer ses opinions de manière simple et de rédiger des textes clairs et structurés.
Durant l’année, la commune de Dudelange prend en charge une sortie pédagogique ou culturelle par classe. «Nous nous rendons, par exemple, au marché, où les apprenants découvrent les fruits et légumes ou passent une commande en luxembourgeois. Il est aussi possible de participer à un rallye dans la ville ou encore de se rendre au marché de Noël», détaille Nancy Colin qui souligne que «peu importe les moyens mis en œuvre, apprendre la langue du pays est extrêmement important. Cela témoigne d’une volonté d’aller à la rencontre de l’autre, mais aussi de s’intégrer à la vie du pays. Apprendre le luxembourgeois est une forme de respect envers les habitants, mais cela traduit également une volonté d’adhésion et un sentiment d’appartenance», conclut la formatrice.