Éducation
Foire de l'Étudiant : la Coque prise d'assaut
Déplacée de Belval à la Coque pour sa 40e édition, la Foire de l’Étudiant a fait le plein ce jeudi. Entre orientations universitaires, opportunités de carrière et engagement associatif, des milliers de jeunes sont venus prendre des repères.
La Coque fourmille en ce jeudi après-midi, animée par un joyeux brouhaha et les allées et venues incessantes de centaines de jeunes, et moins jeunes, venus participer à la première journée de la Foire de l'Étudiant. Organisé sur deux jours, jusqu'à 16 h vendredi, le rendez-vous annuel de l'enseignement supérieur au Grand-Duché s'est offert une seconde jeunesse à l'occasion de cette 40e édition anniversaire. Après plusieurs années sur le campus de l'Université, la Studentefoire s'est en effet déplacée dans les arcades de la Coque à la suite des critiques de l'Association des cercles d'étudiants luxembourgeois (ACEL).
Cette dernière, qui organise l'événement en collaboration avec le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, reprochait au site de Belval la dispersion des exposants dans quatre bâtiments, la signalisation insuffisante et son accessibilité relative. «Géographiquement, c'est mieux ici, au centre du pays et, d'un autre côté, c'est mieux d'être tous ensemble dans un seul et même bâtiment», se réjouit Jo-Anne, vice-présidente du pilier information de l'ACEL.
Entre doutes et questions pratiques
Au-delà du nouveau site, la foire s'est également dotée d'un concept élargi en proposant davantage que des stands d'information sur les études supérieures. Parmi les 180 exposants cette année, se trouvent aussi des fédérations professionnelles et des entreprises, ainsi que des organisations ou associations d'engagement et de volontariat. Les visiteurs peuvent ainsi naviguer entre les stands de l'Uni.lu, celui d'un cercle d'étudiants en Allemagne, celui des CFL et celui de la section jeunes du parti CSV. De quoi se perdre ?
«Certains viennent en sachant déjà ce qu'ils veulent faire comme études et dans quelle ville, mais d'autres sont un peu perdus, surtout au vu du nombre d'exposants», constate Jo-Anne, dont le stand, présent à l'entrée de la Coque, est un bon point de départ pour s'aventurer dans cette grande jungle. Tandis que la majorité des lycéens viennent avec leur groupe d'amis ou, pour une minorité, avec un parent, d'autres sont seuls et ont parfois du mal à se lancer.
«Beaucoup de jeunes sont timides et n'ont pas le courage de poser leurs questions, alors ils viennent chez nous prendre des gadgets et c'est à nous d'entamer une conversation pour les guider.» Et parmi les trois questions qui reviennent le plus sur le stand de l'ACEL : comment avoir sa bourse d'études, comment trouver un logement et quelle est la reconnaissance des diplômes étrangers au Grand-Duché ?
L'appel de l'étranger
Malgré ce nouveau format, le cœur de la foire reste toujours le secteur «études internationales». Bien que le Grand-Duché soit devenu en 2026 le premier pays de choix des étudiants résidents devant l'Allemagne (4 514 contre 4 441 étudiants), près des trois quarts des jeunes luxembourgeois poursuivent leurs études à l'étranger. Entre les États-Unis, le Canada, le Japon, l'Australie, la Suisse, le Royaume-Uni et quelques destinations européennes, 17 pays sont présents à travers des universités, des formations ou des cercles d'étudiants.
Outre la facilité d'expatriation, l'étudiant luxembourgeois serait aussi «un profil particulièrement bon» pour les universités étrangères selon Christelle, qui représente l'Université Panthéon-Assas à Paris. «Il y a une sociologie favorable, une maîtrise des langues assez rare et ils sont d'une civilité et d'une patience extraordinaires.»
Tom, lui, avoue «que ça fait un peu rêver d'aller étudier aux États-Unis». «Je ne sais pas comment on candidate là-bas, mais je vais me renseigner», annonce-t-il, avec une préférence pour Miami. Juste à côté, un couple s'est arrêté devant le comptoir de la prestigieuse université de Cambridge. Sofia souhaiterait y aller «pour leur cursus en histoire, pour l'expérience et pour la culture aussi», tandis qu'Andrea, lui, se voit plutôt aux États-Unis. «Mais il ira où je vais», glisse sa petite amie.