Thionville : trois fois au tribunal pour exhibitionnisme
Un Italien de 35 ans a été condamné pour un fait d’exhibition sexuelle à Audun-le-Tiche.
La version est aux antipodes de celle de ses voisins, un couple audunois. Depuis le box des prévenus, le 31 juillet au tribunal de Thionville, le trentenaire né à Melfi en Italie revient sur cette après-midi du 28 juillet. «Quelqu’un a voulu m’attaquer avec un couteau chez moi. Je suis allé chercher de l’aide et j’ai vu ces gens dans leur jardin. Ils n’ont pas compris, alors je suis reparti.»
Le seul élément qui colle aux dires des victimes est qu’il s’est bien présenté à elles. Dans sa déclaration, la femme a expliqué avoir surpris l’homme caché derrière leur portail, en short et torse nu. Ce dernier aurait tenté de lui emboîter le pas lorsqu’elle s’est réfugiée chez elle. Et devant l’intervention du mari, il aurait baissé son caleçon avant de s’enfuir par une palissade en bois.
Alertés, les gendarmes de la communauté de brigades d’Audun-le-Tiche l’ont interpellé difficilement à son domicile. Ils ont eu recours à leur pistolet à impulsion électrique lorsque celui-ci s’est agrippé à la crosse de l’arme de l’un d’eux.
La relaxe plaidée
En garde à vue, l’homme de 35 ans a été vu par un psychiatre. Lequel n’a pas décelé de problèmes mentaux, mais une «dangerosité criminologique».
Retour à l’audience où la représentante du parquet prend la parole : «Ses propos ne sont pas cohérents et ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve ici pour ce type de faits. Il a déjà eu du sursis simple et un avertissement judiciaire, là, je requiers douze mois de prison avec maintien en détention.» Pour Me Adeline Borella, conseil du mis en cause, «les antécédents judiciaires ne sont pas des preuves». «Le dossier a rapidement été ficelé. Le mari a juste confirmé les dires de sa femme sans vraiment s’exprimer… Je plaide la relaxe.»
Le tribunal, après en avoir délibéré, condamne le prévenu à dix mois d’emprisonnement ferme, peine aménageable en port d’un bracelet électronique. En complément, le désormais condamné sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv).