Sept enfants découverts dans un appartement insalubre
METZ Appelés pour une violente altercation entre un père et sa fille de 18 ans, les policiers ont découvert que la famille vivait dans des conditions d’insalubrité extrême.
De gros moyens ont été déployés, dans la nuit de dimanche à lundi, pour procéder à l’interpellation d’un couple de trentenaires à leur domicile de la rue Charles-Richet, à Metz. Initialement, les policiers étaient sollicités pour intervenir après que des violences intrafamiliales, sur la voie publique, entre un homme et une femme, ont été signalées par des témoins.
Il s’agissait d’une violente altercation entre un père et sa fille de 18 ans. Le père a asséné un coup de coude à sa fille avant de la traîner par les cheveux jusqu’à l’appartement familial situé rue Charles-Richet à Metz, tout près de Woippy. Les violences sur la victime se seraient poursuivies à l’intérieur du domicile.
Il était environ minuit lorsque les policiers sont arrivés sur place. Vers 1 h, le père de famille, alcoolisé, se montrant récalcitrant et menaçant, le RAID (unité d’intervention de la police nationale) a été appelé en renfort.
Matelas au sol et insectes
Dans l’appartement de type F3, les forces de l’ordre ont découvert la présence de sept enfants en plus de la jeune femme et de la compagne du mis en cause. La famille vivait dans des conditions d’insalubrité extrême. «Il y avait des matelas par terre et des insectes, dont des cafards », rapporte une source proche du dossier. «C’est impensable de voir que l’on peut encore vivre dans de telles conditions aujourd’hui.»
Les parents sont âgés d’une trentaine d’années. Ensemble, ils ont eu sept enfants âgés de 1 à 11 ans. Le père a une fille de 18 ans d’une précédente union.
Dans l’appartement, il y avait également deux chiens, dont un «american staff» détenu sans autorisation. «L’un d’eux, pensant son maître agressé, a mordu la jeune fille», indique un témoin.
Les deux parents ont été interpellés vers 2 h et placés en garde à vue. Ils devront répondre de leurs actes devant la justice le 17 décembre, a indiqué le parquet de Metz. Ils sont poursuivis pour «soustraction d’un parent à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l‘éducation de son enfant mineur».
La mère laissée libre
Le père devra en outre répondre des violences, en état d’ébriété, sur sa fille aînée, qui s’est vue prescrire une ITT (NDLR : incapacité temporaire de travail) d’un jour, mais aussi de «détention d’un chien de catégorie d’attaque sans permis».
La mère a été laissée libre. Quant à son compagnon, le parquet a mis à exécution une condamnation antérieure à une peine de neuf mois d’emprisonnement dont il avait écopé pour des violences et des outrages sur des forces de l’ordre. Il a donc été incarcéré en attendant l’audience prévue à la fin de l’année.
Les enfants mineurs étaient déjà suivis par le juge pour enfants. La magistrate a pris une ordonnance de placement provisoire.