Rassemblement évangéliste en Moselle : mairie et propriétaire demandent l’expulsion des caravanes

Depuis dimanche 30 août, près de 300 caravanes et remorques sont installées sur des terrains agricoles privés à Norroy-le-Veneur. Selon la préfecture, ce rassemblement évangéliste est lié à l’association «Vie et Lumière».

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Selon la préfecture de la Moselle, ce rassemblement évangéliste est lié à l’association «Vie et Lumière». (Photo d’
Selon la préfecture de la Moselle, ce rassemblement évangéliste est lié à l’association «Vie et Lumière». (Photo d’

Dimanche 30 août, près de 300 caravanes se sont installées sur des terrains agricoles privés à Norroy-le-Veneur, au nord de Metz. Selon la préfecture de la Moselle, ce rassemblement évangéliste est lié à l’association «Vie et Lumière». Cet impressionnant parc de véhicules blancs a naturellement interpellé la maire de la commune, qui s’est immédiatement rendue sur place : «Personne ne nous a prévenus, ni eux ni la préfecture, souffle Nathalie Rousseau. Ils nous tombent dessus, notamment parce qu’il n’y a pas eu [de rassemblement à] Grostenquin cette année.»

Depuis, la préfecture déploie «régulièrement» les forces de l’ordre sur place, selon l’élue. Chaque jour, son adjoint à la sécurité, la police coopérative intercommunale ainsi que la gendarmerie sont mobilisés. «Nous sommes aussi en relation avec les quatre pasteurs avec qui nous avons des échanges intelligents», ajoute-t-elle. Pour l’heure, aucun débordement n’a été signalé.

Procédure d’expulsion

Dès l’installation, la maire a engagé la procédure de demande d’expulsion. La coopérative agricole vosgienne Elitest, propriétaire des terrains, aurait ensuite pris le relais dès lundi. Contactée, cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. «Ils ont trois semaines avant d’être expulsés, indique Nathalie Rousseau. De toute manière, ils nous ont dit qu’ils ne resteraient pas plus longtemps.» Elle précise qu’un dépôt de plainte a également été effectué. La commune a d’ailleurs décidé de participer aux frais de justice.

Cette situation a aussi fait réagir le député de la Moselle sur les réseaux sociaux. Il dénonce la multiplication des installations de gens du voyage à travers le département (Semécourt, Fèves, Marange-Silvange) et le non-respect de l’engagement pris avec le Premier ministre depuis Grostenquin : se répartir dans plusieurs départements français. «C’est une situation devenue incontrôlable et anarchique, déclare Belkhir Belhaddad, qui interpelle le ministre de l’Intérieur. Les habitants, les élus, les commerçants et les entreprises n’en peuvent plus. Il faut rétablir l’autorité de l’État.»

Célia Simon (Le Républicain lorrain)

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