Metz : l’armée retrouve une place de choix dans les allées de la FIM
Les armées de la zone nord-est participent à la 91ᵉ édition de la Foire internationale de Metz, où elles bénéficient, cette année, d’un vaste espace de 2000 m² en plein air, en plus de stands dans le hall C. Un retour en grande pompe qui s’inscrit dans l’effort de recrutement national.
Impossible de manquer les véhicules blindés, les armes et les drones de l’armée, tant ils occupent une place prépondérante dans cette 91ᵉ édition de la Foire internationale de Metz. Alors que l’an passé n’était présente que la brigade franco-allemande, trois régiments locaux se partagent cette année un vaste espace extérieur de 2 000 m², jouxtant la nouvelle entrée – côté jardin – de la FIM.
En entrant de ce côté, les visiteurs tombent pile dessus. «On est beaucoup mieux placé que l’an dernier et on déploie un dispositif plus important», confirme le major Guy, du 6ᵉ régiment du matériel, le 6ᵉ RMAT.
Celui-ci compte un site local, à Woippy, et deux autres à Gresswiller (Bas-Rhin) et Besançon (Doubs). Depuis l’été dernier, deux sites dits «mineurs» ont aussi vu le jour à Verdun (Meuse) et Mailly-le-Camp (Aube). Les besoins en recrutement sont donc en hausse. «On a vocation à effectuer la maintenance des équipements pour tous les bataillons du Grand Est», explique le major Guy. Sur le stand, deux engins d’envergure en mettent plein les yeux aux visiteurs : une immense grue Liebherr, utilisée en manutention pour décharger des bateaux ou des trains ; et un véhicule Griffon, «une vraie star».
«Les gens connaissent bien le Griffon, parce que c’est un blindé multirôle que l’on voit partout. L’arrière est modulable, il se décline en huit versions.» Celle présentée à la FIM est faite pour une «équipe légère d’intervention», c’est-à-dire trois mécaniciens qui accompagnent les troupes sur les théâtres d’opérations extérieures. Le public de la FIM peut y grimper et découvrir les progrès techniques de ce véhicule, qui remplace les VAB, «véhicules de l’avant blindé».
Se glisser un instant dans la peau d’un soldat
Le progrès technologique est également mis en avant par le 40ᵉ régiment de transmissions, basé à Thionville. Ici, ce sont les drones les vedettes : «Ça intéresse beaucoup les gens», assure l’un des militaires présents, qui détaille les prouesses du tout dernier modèle : «Il peut voler à 5 kilomètres d’altitude et à 50 km/h. Il est utilisé pour de la surveillance et de la reconnaissance. Il est très difficile à brouiller, il change de fréquence toutes les secondes.» Pour lui, pas de doute, «c’est ça, l’avenir».
Plus loin, sur le stand du 16ᵉ bataillon des chasseurs à pied, localisé à Bitche, les armes fascinent tout autant, notamment les jeunes générations. «Ce sont des vraies, monsieur?», questionne un enfant. Le sergent-chef de groupe acquiesce, et détaille : le Scar-H, fusil d’assaut d’une portée de 800 mètres ; le HK 416, «fusil de base» dans l’infanterie, le Glock 17, pistolet semi-automatique… Des rations de survie sont également présentées. «En général, les gens aiment bien, et ça rappelle des souvenirs aux plus anciens qui sont passés par le service militaire», sourit le sergent. Là aussi, le public peut grimper dans un blindé, véritable véhicule de combat d’infanterie de 29 tonnes. À l’intérieur, l’espace étroit permet de se glisser un instant dans la peau d’un soldat.
Une véritable opération séduction pour une armée en plein effort de recrutement.