Metz : des étudiants aides-soignants partent en immersion solidaire au Sénégal

Du 2 au 13 avril, 18 étudiants aides-soignants en alternance seront au Sénégal dans le cadre de leur formation à l’IFAS Mewo de Metz. Entre actions de terrain, découverte du système de santé local et échanges culturels, ce voyage s’inscrit pleinement dans leur formation.

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Parmi les 18 apprentis aides-soignants du campus Mewo de Metz, 6 prendront l’avion pour la première fois.
Parmi les 18 apprentis aides-soignants du campus Mewo de Metz, 6 prendront l’avion pour la première fois.

C’est le grand départ pour 18 étudiants du campus Mewo de Metz. Ce jeudi 2 avril, deux promotions de la formation d’aides-soignants en alternance décollent de Paris-Charles-de-Gaulle direction Dakar, au Sénégal. Ces jeunes resteront sur place durant onze jours. «Ça permettra de nous apporter de nouvelles compétences, de découvrir un nouveau mode de vie et de nous ouvrir l’esprit», indique Léna, faisant partie de la promotion de janvier.

Depuis août 2024, l’Institut de formation d’aides-soignants (IFAS) Mewo propose des formations de 18 mois en alternance. Une première promotion a commencé sa formation en août, la seconde en janvier. Le rythme est de quatre jours en entreprise – principalement en Ehpad ou maison d’accueil spécialisée – et un jour à l’école.

Pour la deuxième année consécutive, des élèves partent en «mobilité internationale solidaire et immersive» au Sénégal. «On veut les confronter à la réalité du terrain», indique Lucie, chargée de mission qualité et mobilité au campus Mewo. «En France, certaines personnes râlent pour rien, mais elles ne se rendent pas compte de la chance qu’elles ont.» Ce voyage fait partie du module de formation pour les élèves. Ces derniers sont obligés d’y participer, mise à part contrainte médical, et seront évalués sur place.

Des valises remplies de matériel médical

En plus de leurs bagages respectifs, les 18 élèves, accompagnés par 3 intervenants, ont rempli 8 valises de matériel médical. Produits de premiers soins, pansements, bandes, brosses à dents ou encore serviettes hygiéniques réutilisables ont été collectés auprès de différents hôpitaux, pharmacies ou encore Ehpad. «C’est anormal de voir les conditions dans lesquelles vivent certaines personnes», souffle Barry-Alpha, le seul homme de la formation. «Bien sûr il y a le Sénégal, mais c’est plus largement les pays subsahariens, la Malaisie ou d’autres», intervient Inès.

Si c’est le Sénégal qui a été choisi, c’est tout d’abord car c’est un pays francophone, «même si beaucoup parlent le wolof», souligne la chargée de mission qualité et mobilité qui était déjà du voyage l’an passé. Mais c’est aussi grâce aux relations avec des associations sur place comme les Éclats de sourire ou Solidarité pour les enfants de rue. «Sur place, on fera des maraudes alimentaires, des séances de premiers soins pour les enfants de la rue et on sensibilisera des jeunes filles au cycle menstruel», détaille Maïa.

Un temps pour découvrir la culture du pays

Une immersion de quatre jours dans un hôpital de Dakar est également au programme pour comprendre les pratiques médicales des structures de santé.

Mais la petite vingtaine d’élèves aura également du temps pour découvrir le pays. Une excursion sur l’île de Gorée, des ateliers de cuisine autour du traditionnel tiep bou dièn (ragoût à base de riz, légumes et poisson) ou encore des sorties au parc de Bandia sont au programme.

Un voyage qui s’annonce enrichissant culturellement mais surtout professionnellement.

Simon Guerin

(Le Républicain lorrain)

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