Longwy : Jérémy George, chirurgien des machines agricoles
Entre passion d’enfance et haute technologie, Jérémy George exerce un métier de l’ombre indispensable au monde agricole. À Boismont, au sein de l’entreprise Farminove, il est le spécialiste vers qui l’on se tourne quand les moissonneuses-batteuses et les tracteurs font des caprices.
Rien ne prédestinait le jeune homme à autre chose qu’à cette vocation. Porté par un amour précoce pour les machines et la mécanique, Jérémy trace sa route par la voie professionnelle : un baccalauréat agroéquipement, puis un BTS GDEA (Génie des équipements agricoles) en apprentissage au lycée agricole de Somme-Suippe.
Une formation solide et un apprentissage formateur qui le conduisent directement à une proposition de contrat en CDI à la fin de son apprentissage. Démontage de moteurs, changement d’injecteurs ou remplacement d’embrayages rythment des journées où la routine n’a pas sa place.
La transition numérique sous le capot
Si la nostalgie des moteurs purement mécaniques peut parfois poindre, Jérémy a pris le virage de la modernité avec pragmatisme. «Autrefois, il y avait moins d’électronique», observe-t-il. Aujourd’hui, capteurs et calculateurs dictent la marche à suivre. Loin d’être un frein, cette évolution stimule son sens de l’analyse.
Le fait de suivre la check-list, d’interpréter les diagnostics électroniques et de redonner vie à des engins complexes procure une satisfaction intacte, couronnée par le sourire des exploitants soulagés. «Ce qui me passionne, c’est de chercher le problème, de comprendre comment le tracteur ou la machine fonctionne et, surtout, d’avoir la satisfaction d’avoir trouvé la panne», glisse Jérémy. «Le technicien en mécanique agricole doit posséder un sens de l’analyse pour trouver et comprendre les pannes les plus imprévisibles», résume-t-il.
Un regard tourné vers l’avenir
Conscient de ne pas y être arrivé seul, le technicien salue l’accompagnement précieux de ses anciens professeurs, de ses chefs et de ses collègues. Un esprit de transmission qu’il souhaite à son tour porter.
Aux jeunes qui hésiteraient à se lancer, son message est limpide : la motivation et l’ambition ouvrent toutes les portes. Son ambition à plus long terme ? Continuer à parfaire son expertise pour, un jour, fonder sa propre entreprise de réparation de machines agricoles.