Les premiers logements arrivent sur la zone de loisirs d’Amnéville
Commercialisées par le groupe Habiter et exploitées par le bailleur social Vilogia, deux résidences d’une centaine de logements au total seront livrées au printemps. C’est un tournant majeur, pour la cité des loisirs.
Conçue à a fin des années 1970 pour s’y divertir, la zone de loisirs d’Amnéville sera, demain, un lieu d’habitation. Au printemps 2027, elle accueillera ses premiers habitants permanents. Les deux immeubles en chantier à côté du cinéma Kinepolis sont sur le point d’être achevés. La centaine de logements qu’ils abritent seront mis en location ces prochaines semaines.
«Il s’agit du premier programme de logements permanents de la zone de loisirs, et du premier achat de terrain de la SPL Destination Amnéville», confirme Benjamin Lafond, cogérant du groupe Habiter, l’un des plus gros promoteurs immobiliers de la région. Celui-ci s’est associé au bailleur social Vilogia pour mettre sur le marché des appartements du T1 au T2, destinés à accueillir des jeunes actifs de 18 à 30 ans, amenés à travailler sur le site et ses alentours.
Une nouvelle ère
Cette offre répond à la nouvelle philosophie de la zone de loisirs, non plus tournée exclusivement vers le divertissement mais également vers l’habitat. Car cette résidence n’est que la première pierre d’un projet de plus grande ampleur. Une deuxième tranche de travaux suivra avec la construction d’une résidence hôtelière, à côté de l’immeuble, suivie de deux autres projets à moyen terme : une résidence senior de 67 logements, près de la cure thermale, et 30 logements haut de gamme à l’entrée de l’ancien golf. «Je prends le pari que ces logements favoriseront l’implantation de commerces de proximité, comme des pharmacies, des supérettes…», lance le responsable du groupe Habiter.
Cette nouvelle philosophie est le fruit d’une réflexion lancée il y a près de dix ans par les précédentes municipalités, en lien avec la SPL. Contrainte d’un point de vue foncier, la Ville s’offre de nouveaux horizons. Point d’artificialisation ici : la résidence a été construite sur un parking.
Au cœur de la cité
Cette dernière doit aussi permettre de doper l’attractivité économique du site, en facilitant l’installation des futurs employés. D’un côté, 70 logements meublés destinés aux saisonniers (18-30 ans) : baux de deux ans maximum, salles communes et des studios (T1, T1 bis et T2) loués à partir de 560 euros par mois charges comprises (eau, électricité, chauffage, internet). «L’objectif, c’est qu’ils posent leurs valises et démarrent l’activité», explique Nicolas Ruga, responsable des programmes immobiliers chez Vilogia. De l’autre côté, 33 logements (du T1 au T4) destinés aux moins de 30 ans, sous conditions de ressources, à partir de 300 euros par mois, jusqu’à plus de 650 euros par mois hors charges.
Les deux typologies de logements offrent une vue inédite, époustouflante, sur le bois de Coulange et, au-delà, sur la vallée de l’Orne jusqu’aux confins du Thionvillois. Un cadre de vie agréable, au cœur de la cité des loisirs, bientôt connecté à la D652 (ex-VR52) et encerclé par l’A31, l’A30 et l’A4. Rarissime.
D. G.
(Le Républicain lorrain)