Le chantier du viaduc de Beauregard sur l’A31 se termine et se résume en chiffres
Le chantier est resté discret sous les roues des dizaines de milliers de voitures qui empruntent chaque jour le viaduc de Beauregard sur l’A31 à Thionville. Pourtant, les travaux techniques ont duré trois ans. Quelques chiffres en résument l’ampleur.
Les travaux sous le viaduc de Beauregard, à Thionville, se terminent. Les derniers engins doivent disparaître en septembre, une fois les finitions réalisées. Le chantier de confortement du viaduc a duré trois ans et demi, financé par la région Grand Est, piloté par la DIR-Est, et réalisé par NGE, groupe français de bâtiment et de travaux publics.
• 85 000 véhicules au quotidien : la circulation n’a jamais été interrompue, il s’agissait de la première contrainte du projet. 250 prismes de surveillance et 8 capteurs de vibrations ont notamment permis de mesurer le moindre mouvement du pont en temps réel et de réagir immédiatement si nécessaire.
• 13,5 millions d’euros ont financé ce chantier technique, sur un ouvrage stratégique dans un espace contraint. En amont, les entreprises ont démoli un château d’eau, procédé à des travaux de désamiantage, modifié une chaussée d’accès et retiré les vestiges d’anciens bâtiments ferroviaires.
• 148 pieux ont été enfouis à 20 mètres de profondeur pour renforcer les nouvelles fondations. Le renforcement consistait à construire une ceinture en forme de U, en béton armé, autour du pilier usé, avant de la remblayer.
• 15 000 m3 de remblais d’apport, composés de matériaux calcaires, assurent la stabilité de l’ouvrage. Par ailleurs, 20 000 m3 de matériaux extraits du site ont été traités et réemployés pour les rampes d’accès sur les côtés.
• 250 écailles préfabriquées en béton armé et autant de clous de soutènement de 14 mètres de long renforcent les nouvelles parois.
• 100 ans : les travaux menés sur le viaduc permettent de le relancer pour un siècle.