La téléconsultation continue son essor à Metz : «De nouveaux points ouvrent tous les jours»

Face à l’absence de médecins, la téléconsultation entre de plus en plus dans le paysage médical. Un outil de secours qui tend à devenir nécessaire pour certains Messins, notamment en raison de la rapidité de la prise de rendez-vous.

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À la pharmacie Principale Anton & Willem de Metz, 1 500 téléconsultations ont été réalisées en 2025.
À la pharmacie Principale Anton & Willem de Metz, 1 500 téléconsultations ont été réalisées en 2025.

Le Covid-19 aura été un tremplin dans de nombreux domaines et la santé n’y fait pas exception avec la téléconsultation. «Elle a pris son essor pendant le covid. Il fallait trouver un moyen d’éviter le contact pour ne pas propager le virus et offrir l’accès aux soins sans avoir à se déplacer», contextualise Isabelle Renkes, la présidente de l’Ordre des médecins de Moselle.

Ce qui a commencé à domicile s’est ensuite déplacé dans «les pharmacies, les supermarchés, les gares… De nouveaux points ouvrent tous les jours», énumère Alain Prochasson, le président de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Metz.

Compenser un manque de médecins

Depuis, la téléconsultation s’est imposée comme un moyen de compenser l’absence de médecins, aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine.

«Metz s’améliore, mais nous ne sommes pas encore sortis de la pénurie de médecins généralistes. Il y aura encore quatre à cinq ans en déficit», annonce la présidente de l’Ordre des médecins, tout en restant positive. «Pour l’Ordre de Moselle, les inscriptions sont en hausse de 0,2 % et concernent toutes les spécialités.»

Un manque de médecins également constaté par les pharmaciens. «Deux médecins ont ralenti leur activité et un autre va partir en retraite. Le nombre de téléconsultations va sans doute encore augmenter», estime Sandra Parente, titulaire à la pharmacie Principale Anton & Willem.

Dans cette pharmacie, 1 500 téléconsultations ont été réalisées en 2025. À la pharmacie Lafayette Laurier, plus d’une soixantaine de rendez-vous ont été assurés ce mois-ci.

Un médecin, un patient et un écran interposé

Depuis chez soi, d’une cabine ou depuis une mallette de téléconsultation, le rendez-vous se déroule sensiblement de la même manière. «Avec ou sans rendez-vous, le patient est en visioconférence avec un médecin, décrit ses symptômes ou ses besoins et obtient un diagnostic ainsi qu’une ordonnance si nécessaire», rappelle Isabelle Renkes.

À un détail près : «La téléconsultation assistée, comparée à celle par simple écran depuis son domicile, permet de prendre des mesures avec l’aide d’un professionnel de santé. Grâce à des appareils connectés, ces mesures rendent le diagnostic plus précis», précise Alain Prochasson.

La télémédecine ne concerne pas uniquement la médecine générale, mais également les spécialités telles que la psychiatrie, la dermatologie ou encore l’ophtalmologie, avec l’ouverture récente d’une salle chez l’opticien Alain Afflelou.

Camille Poirson

(Le Républicain lorrain)

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