La Moselle, terre d’accueil des sapeurs-pompiers spécialisés dans les interventions extrêmes
Un séisme de magnitude 5,8 a frappé une partie du territoire mosellan, l’autre soir. Personne n’a senti le tremblement de terre. Et pour cause : il s’agissait d’un exercice. Une manœuvre d’ampleur, même, ayant mobilisé près de 250 sapeurs-pompiers, à Gandrange et Florange. Les explications de l’officier référent.
Un tremblement de terre de magnitude 5,8 avec des victimes prises au piège dans les gravats. Une course contre la montre qui s’engage pour sauver des vies, sur les ex-terres industrielles de Gandrange (la ZAC des Bréquettes) et Florange.
Que l’on se rassure : la catastrophe relevait de la fiction. On n’a d’ailleurs pas senti la terre trembler sous nos pieds. Et pas de risques de voir les anciens sous-sols miniers s’effondrer : le secteur, ancien berceau d’une industrie florissante aujourd’hui disparue, n’est pas connu pour ses séismes telluriques.
Cette partie du territoire mosellan a accueilli la manœuvre grandeur nature des sapeurs-pompiers pour une raison toute simple : les lieux s’y prêtaient bien. «Il y a encore d’anciens bâtiments ou des vestiges, des ruines, sur lesquels on pouvait s’exercer. Nous pouvions utiliser notre équipement, casser des murs…»
Séismes, glissements de terrain…
L’officier qui s’exprime est le capitaine Bernard. Il a été en charge de cet exercice pas comme les autres, qui a mobilisé 240 sapeurs-pompiers dont 190 sur le terrain des opérations. Il s’agissait d’un stage national USAR (Unité de sauvetage, d’appui et de recherche, spécialisée dans les bâtiments effondrés, les séismes, les glissements de terrain…).
«Cette formation était destinée à des chefs de section sauvetage-déblaiement, amenés à diriger des équipages sur le terrain. Même si cette séquence a également servi aux soldats du feu USAR venus des départements du Pas-de-Calais, de l’Aisne, de la Côte-d’Or, de la Marne ou encore des deux départements alsaciens», précise l’officier.
Formation «concluante»
Référent départemental et zonal pour cette spécialité, à la tête de la compagnie de Sarrebourg/Château-Salins, Benjamin Bernard ajoute : «Le SDIS 57 est le seul service départemental de secours et d’incendie à avoir l’agrément pour dispenser cette formation.» Celle-ci s’est révélée «concluante» pour les officiers et les hommes de rang engagés.
«Au-delà de cet examen pour les chefs de section, l’exercice a permis de parfaire la relation entre les services, d’optimiser la coopération et la coordination entre les départements.» Une efficience plus grande encore des secours en cas de réelle intervention.