La course aux logements dans la Fensch
Vivest, l’un des plus gros bailleurs sociaux de Lorraine, a construit 221 logements cette année dans la Fensch. Hayange, Florange, Fameck : les besoins de logements accessibles sont très importants.
La démographie repart à la hausse dans la Fensch. La demande de logements augmente encore plus vite. Les bailleurs sociaux ont un rôle à jouer et adaptent leurs programmes de constructions. Cette année, Batigère a livré 170 logements dans la Vallée du fer. Le groupe Vivest en a bâti encore plus : 221 !
«C’est une année énorme pour nous avec des projets très variés», reconnaît d’emblée Frédéric Gerner. Il est directeur de Production neuve au sein du groupe lorrain. 221 sur 700 livrés pour l’ensemble de la région : c’est presque un tiers du neuf livré cette année.
Autrement dit, c’est une confirmation par le terrain de cette tendance : la démographie de Moselle nord tire celle de tout le département. Concrètement, les 38 appartements de la résidence Louis-Drockenmuller à Hayange portent le label Vivest.
Ils ont été inaugurés en novembre. À Fameck sont sortis de terre la résidence senior, 11 pavillons et 64 logements en collectif. À Florange, c’est encore le cas pour la résidence intergénérationnelle, avec ses 79 appartements, située derrière la Passerelle. La plupart de ses projets ont été lancés en 2022.
La pression des travailleurs frontaliers
L’an prochain, Vivest poursuit son programme. 85 logements sont prévus en tout dans des collectifs répartis entre Knutange (avenue de la République), Florange (avenue Schuman) et Fameck (la Feltière, côté gendarmerie).
Dans le haut de la vallée, 16 autres seront bâtis à Fontoy. «On a pour objectif de livrer plus de 600 logements dans notre périmètre», c’est-à-dire la Moselle et la Meurthe-et-Moselle. «Nous sommes un des acteurs forts de la production, avec un rôle d’appui à l’économie locale et à la cohésion sociale», souligne Frédéric Gerner.
Ces logements permettent de soulager un peu le marché, surtout en Lorraine nord. «Il y a une tension très forte : un salarié actif qui travaille en France n’arrivera pas à se loger.»
Dans le panel proposé, un produit sort du lot : la résidence seniors. «Le constat de tous les investisseurs est unanime : on est sur un problème démographique. Il faut proposer un intermédiaire entre sa maison et l’Ehpad, des logements adaptés et abordables, avec la présence d’animateurs, des services», détaille Frédéric Gerner.
Dans le même panel, une autre offre manque : celle de grands appartements de type T4, T5, pour des familles recomposées de la classe moyenne, qui ne peuvent s’offrir une maison avec jardin, au vu du marché.
«La majorité de nos produits sont des T2, T3, avec quelques T4. On doit réintégrer de façon ciblée des T5 dans notre programme», admet le directeur.
Olivier Jarrige
(Le Républicain lorrain)