Fossoyeurs au cimetière de Longwy : «Il faut du courage pour côtoyer les morts»

Philippe et Francis ont une profession invisible mais indispensable : fossoyeur. Tous deux s’occupent des défunts au cimetière de Longwy. Entre enterrement, déblaiement et exhumation, le métier est aussi surprenant que physique.

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«C’est un métier qui demande du courage physique, mais aussi une grande force mentale et du respect pour les familles endeuillées», mentionnent Francis Driant et Philippe Tridant.
«C’est un métier qui demande du courage physique, mais aussi une grande force mentale et du respect pour les familles endeuillées», mentionnent Francis Driant et Philippe Tridant.

«Des gens comme nous, il en faut». Au cœur du cimetière de Longwy, Philippe Tridant et Francis Driant sont les petites mains du champ du repos. Tous deux sont des fossoyeurs. Une profession de l’ombre, que Philippe et Francis exercent respectivement depuis 33 ans et 15 ans.

Au plus près des défunts, le duo assure la réception des dépouilles, le creusage et le rebouchage des tombes. Pour cela, ils utilisent des pioches, des mini-pelles et des brouettes afin d’extraire les gravats, les blocs de pierre et de terre. Une tâche soumise aux aléas de la météo et de la qualité du sol. «Il nous arrive de recourir au marteau-piqueur si le terrain est dur ou s’il s’agit de roche».

Une fois l’enterrement terminé et le cercueil descendu, les deux hommes installent ensuite une dalle tombale. À la fin, le monument funéraire devra reposer sur quatre piliers. Cela reste un métier exigeant et fatiguant selon Philippe : «Il faut beaucoup de courage pour côtoyer les morts, et le corps est mis à rude épreuve.»

Un travail délicat

Une profession que cet ancien ouvrier de scierie a rejointe à 28 ans. «Suite à un décès familial, j’ai rencontré les responsables des pompes funèbres qui cherchaient un chauffeur».

Les fossoyeurs procèdent aussi aux exhumations, pour des concessions arrivant à échéance, que les familles ne renouvellent pas, ou quand une tombe semble à l’abandon. «Nous retirons les corps sous les monuments ou dans les caveaux pour libérer de l’espace». Un travail délicat, effectué dans le silence et le respect.

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