Forum emploi : la mobilité au cœur des critères de recherche

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Durant les entretiens entre recruteurs et candidats, la question des trajets revient fréquemment.
Durant les entretiens entre recruteurs et candidats, la question des trajets revient fréquemment.

Une quarantaine d’entreprises et d’organismes, en quête de main-d’œuvre, étaient présents à l’hôtel de ville de Metz lors du Forum emploi. La mobilité était au centre des questions.

Mardi 13 octobre, les demandeurs d’emploi étaient nombreux dans les salons de l’hôtel de ville de Metz qui accueillait le Forum emploi. Parmi les critères qui orientent leurs recherches, celui des trajets semble primordial. «Nous rencontrons de gros soucis de mobilité parmi notre public, notamment dans le secteur de l’aide à la personne. Certains ne sont pas véhiculés, d’autres n’ont tout simplement pas le permis», indique une conseillère France Travail venue pour l’événement. D’autant que les aides au passage du permis de conduire proposées par l’organisme ont été supprimées en avril dernier. «Quelques entreprises mettent à disposition de leurs salariés des trottinettes électriques ou des voitures sans permis, mais elles se comptent sur les doigts d’une main.»

Pour ceux qui disposent d’un véhicule, le trajet domicile-travail peut, lui aussi, s’avérer être un frein. Face à l’augmentation des prix des carburants, les demandeurs d’emploi examinent à deux fois les postes proposés. «On voit des candidats qui ne sont plus prêts à signer de petits contrats de travail s’ils doivent effectuer de longues distances», constate Anne, qui représente le groupe Essi Propreté. Les employeurs les moins concernés sont ceux implantés au sein de l’Eurométropole de Metz. Confirmation apportée par Stéphanie, qui travaille pour une entreprise située au Technopôle. Les salariés de l’établissement viennent travailler en utilisant les transports en commun , peuvent télétravailler et vivent majoritairement dans l’agglomération.

Le prix du carburant : un frein, mais pas pour tous

Louise a sollicité une rupture conventionnelle en juin. Parmi ses motivations : l’éloignement géographique de son employeur, accentué depuis le déménagement de la structure. Un emploi qui lui plaît et un salaire attractif font partie des critères essentiels. Mais pas que. Alors qu’elle aurait davantage réfléchi en termes de temps de trajet auparavant, le coût du déplacement entre désormais en ligne de compte.

De son côté, Évelyne, 60 ans, a essuyé de nombreux refus au cours des trois dernières années en raison de son âge. Pour elle, la contrainte des trajets n’est plus réellement un argument : «Certes, le coût de l’essence freine. Mais il faudra bien y aller si je trouve quelque chose». Idem pour Célia et Dorian, à la recherche d’une entreprise pour leur apprentissage : «Avoir plus de 30 ans et trouver une alternance, c’est difficile. On en est au stade où, soit on est prêts à bouger, soit on abandonne.»

Rémi Kemberg (Le Républicain lorrain)

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