Des légumes bio sur l’ancienne base de Frescaty

Depuis un an, Florian Gaillard et Jamy Passal se sont lancés dans une activité de maraîchage bio, sur l’espace test proposé par la Métropole de Metz sur l’ancienne base aérienne.

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Bêche et Mes Champs, un clin d’œil à la série de films animés «Moi, Moche et Méchant». «Parce qu’on aime rigoler et que, dans nos champs, on ne va pas pleurer», sourit Jamy (à gauche).
Bêche et Mes Champs, un clin d’œil à la série de films animés «Moi, Moche et Méchant». «Parce qu’on aime rigoler et que, dans nos champs, on ne va pas pleurer», sourit Jamy (à gauche).

Ce mercredi était un grand jour : le moment des premiers semis de l’année plantés sous les serres de la ferme Bêche et Mes Champs, à Frescaty. De quoi être prêts pour garnir les étals de radis, épinards, navets et betteraves, dès leur reprise des marchés au début du mois d’avril. «Et cette année, on tente aussi les fraises!», précise Florian, associé de la structure baptisée en clin d’œil à la série de films animés Moi, Moche et Méchant. «Parce qu’on aime rigoler et que, dans nos champs, on ne va pas pleurer », sourit Jamy.

Depuis un an, Florian Gaillard et Jamy Passal se sont lancés dans une activité de maraîchage bio, sur l’espace test proposé par la Métropole de Metz sur l’ancienne base aérienne de Frescaty. Entre Amazon d’un côté et le FC Metz de l’autre , ils s’éclatent. Au programme : du maraîchage diversifié avec quelque 50 légumes et 150 variétés différentes, sous serres froides non chauffées. «Et sans bâches plastiques. On désherbe à la main ou en tracteur pour éviter que le plastique ne se retrouve dans la terre.» Ils vendent en direct, à Montigny-lès-Metz, le vendredi, au quartier Lizé, à Nomeny le mardi, à Fey, une fois par mois, et à la coopérative Graoucoop. Ces maraîchers participent aussi à l’aventure À Table : des paniers livrés à 130 habitants défavorisés de la Métropole, financés à 40 % par la collectivité. «Nos légumes sont vendus 3,50 euros aux gens, mais en valent 20 euros. Ça nous fait plaisir d’y participer », explique Jamy.

Un test avant de se lancer

Le principe de l’espace test : mettre à disposition des terres et des serres pour une durée de trois ans. Déjà quatre maraîchers ont tenté l’aventure. L’un s’est installé sur la base. Et Florian et Jamy ? «Malgré la météo pluvieuse, on est très content de notre première année. C’est pas simple d’être à la fois maraîchers et chefs d’entreprise. C’est le but du test. On espère doubler notre chiffre d’affaires cette année», explique Florian, qui entend adapter l’offre aux demandes des clients.

Le duo se laisse jusqu’à la fin de l’année 2025 pour se décider. «On aura encore un an ici, mais il faudra que la décision soit prise avant, pour investir, mettre des choses en place», note Jamy. Les débouchés, les envies de circuits courts sont là, mais c’est du boulot ! La Métropole de Metz a toujours indiqué qu’elle souhaitait réserver une place pour l’agriculture sur l’ancienne base. Son plan guide va être repris cette année pour ces 380 hectares, dont 250 d’espaces verts. Et il en faudra des carottes pour approvisionner la future cuisine centrale métropolitaine qui fera mijoter des bons petits plats pour les cantines des écoles.

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