De plus en plus de touristes posent leurs valises dans le Pays-Haut

De plus en plus de touristes font un détour par le Pays-Haut, souvent dès le mois de mai, pour des séjours de courte durée au cours desquels ils en profitent pour visiter les sites patrimoniaux du secteur.

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L’ouvrage militaire A5 Bois-du-Four de Villers-la-Montagne est l’un des sites les plus demandés de l’été.
L’ouvrage militaire A5 Bois-du-Four de Villers-la-Montagne est l’un des sites les plus demandés de l’été.

Il y a bien sûr les exceptions, comme ces trois Anglais de Liverpool venus rejoindre en avril un ami installé au Luxembourg et qui ont «découvert la cuisine française» dans le gîte du domaine du Moulin-Neuf de Boismont. Il y a aussi les proches des étudiants internationaux de l’institut universitaire de technologie (IUT) de Longwy qui retrouvent le temps de quelques jours leurs fils ou copain. Voilà pourquoi de nombreux Chinois s’arrêtent dans le Pays-Haut. «Mais en règle générale, les pays d’où sont originaires les touristes du territoire viennent des Pays-Bas, d’Allemagne, de Belgique ou du Luxembourg. Il y a aussi des Italiens», expliquent Magaly Samson et Christian Manfredi de l’Office de tourisme du Grand Longwy.

Chiffres en hausse

Concernant les Transalpins, l’histoire ouvrière et migratoire de la Lorraine joue certainement dans leur décision de poser leurs valises ici. Dans tous les cas, ils sont plus nombreux que les années précédentes. «On enregistre une hausse des groupes de 20 % depuis le début de l’année. Et en juin et juillet, le nombre de visiteurs accueillis est en hausse de 3,50 % par rapport à 2025. On peut expliquer ces chiffres par le côté pécuniaire, avec les prix de l’essence et de la vie qui ont augmenté. Et puis, ils vont moins dans le sud de la France, où il fait très chaud. Tous restent essentiellement une à deux journées.»

Ce qui change également, ce sont les sites visés. Les canicules successives ont modifié les choix. «On répond aujourd’hui à une forme de quête de fraîcheur. Les gens nous demandent surtout de pouvoir voir les vitraux Majorelle du centre Jean-Monnet de Longlaville, mais aussi et surtout les ouvrages de la Ligne Maginot comme le fort de Fermont et l’A5 du Bois-du-Four de Villers-la-Montagne, où il fait très frais. On a donc changé notre fusil d’épaule. On propose aussi beaucoup moins de visites guidées les après-midi, lorsque les températures montent.»

Un tourisme familial également

Sur le territoire de Val de Briey, «le tourisme, c’est toute l’année», assure Marilyne Nicollet, guide touristique à la Miltol. Elle nuance : «Hors période estivale, c’est pour le travail, des entreprises qui logent leurs employés. Le type de tourisme change à partir de mai et jusqu’à septembre.» Un tourisme de proximité et familial se dessine alors. «Je dirais que 60 à 65 % de ceux qui louent viennent pour des évènements familiaux», glisse Gisèle Blettner, propriétaire de la chambre d’hôtes La Jinquette à Immonville. Le tourisme de loisir et de mémoire, en plein été, fait rage. «J’ai eu des Australiens qui sont venus visiter les sites de guerre», poursuit-elle.

Des régionaux et des étrangers

Les trois régions «les plus pourvoyeuses de clients dans le département sont l’Île-de-France, le Grand Est et Rhône-Alpes», glisse Vincent Jourdan, le président départemental des Gîtes de France, qui finiront 2026 à plus 10 % par rapport à l’année passée en termes de réservation.

Mais ils ne sont pas les seuls. «Les Belges, Allemands ou Luxembourgeois sont de passage également, ils font une halte sur leur trajet de vacances», confie Sandrine Henry, la propriétaire de la chambre d’hôtes Au P’tit Nid lorrain à Tronville. D’autres viennent pour la culture et sont désireux de visiter La Cité radieuse ou l’église de Briey.

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